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Moyen Orient et Monde

Nouveaux incidents et manifestation pro-Séléka à Bangui

De nouveaux incidents ont éclaté hier dans un quartier nord de Bangui au cours d'une opération de désarmement par les soldats français d'un groupe de l'ex-rébellion Séléka, témoignant de la très vive tension qui prévaut toujours dans la capitale centrafricaine. Après une nuit ponctuée de tirs dans plusieurs quartiers, les soldats français, appuyés par des éléments de la force africaine (Misca), ont mené à l'aube une opération de désarmement dans le quartier de Yangato, proche de l'aéroport. Cette opération visait en particulier un groupe d'ex-Séléka (coalition de groupes armés musulmans au pouvoir depuis mars 2013) implanté sur place dans la partie musulmane du quartier, qui se revendique du pouvoir mais refuse d'être désarmé et cantonné. Selon des résidents musulmans, un accrochage a opposé soldats français et ex-Séléka, tuant trois combattants de l'ex-rébellion et en blessant plusieurs autres. Des dizaines de manifestants musulmans pro-Séléka ont alors bloqué avec des pierres et des pneus l'avenue des Martyrs pour protester contre la présence des Français. Ils ont dénoncé le désarmement en cours dans la capitale qui, selon eux, laisse les musulmans à la merci de la vindicte populaire et des milices chrétiennes d'autodéfense « antibalaka ».

De nouveaux incidents ont éclaté hier dans un quartier nord de Bangui au cours d'une opération de désarmement par les soldats français d'un groupe de l'ex-rébellion Séléka, témoignant de la très vive tension qui prévaut toujours dans la capitale centrafricaine. Après une nuit ponctuée de tirs dans plusieurs quartiers, les soldats français, appuyés par des éléments de la force africaine (Misca), ont mené à l'aube une opération de désarmement dans le quartier de Yangato, proche de l'aéroport. Cette opération visait en particulier un groupe d'ex-Séléka (coalition de groupes armés musulmans au pouvoir depuis mars 2013) implanté sur place dans la partie musulmane du quartier, qui se revendique du pouvoir mais refuse d'être désarmé et cantonné. Selon des résidents musulmans, un accrochage a opposé soldats...
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