Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Sud-Soudan

Les affrontements à Juba font 73 morts

Presque 10 000 personnes se réfugient dans deux bases onusiennes.

Plusieurs milliers d'habitants de Juba ont trouvé refuge auprès de l'ONU qui craint une augmentation de la violence dans la capitale sud-soudanaise où des combats se sont poursuivis hier, au lendemain de l'annonce d'un coup d'État manqué.
Des tirs et des détonations, qui avaient repris dans la nuit de lundi à mardi malgré le couvre-feu, ont été entendus par intermittence jusqu'en soirée hier dans divers quartiers de la ville, selon un journaliste de l'AFP. Selon le ministre de l'Information Michael Makuei, « le nombre de tués (...) est désormais de 73, tous des soldats ». « La situation à Juba est désormais totalement sous contrôle et il n'y a plus de raison d'avoir peur », a-t-il assuré, annonçant la prochaine réouverture de l'aéroport et appelant habitants et commerçants à reprendre dès aujourd'hui une activité normale. La population est terrée chez elle et les magasins fermés depuis dimanche soir. Dans la matinée, le secrétaire d'État à la Santé avait, lui, évoqué des décès de civils dans les combats, sans en préciser le nombre, précisant que 140 personnes étaient également hospitalisées.
Le gouvernement a également annoncé hier l'arrestation de dix personnalités politiques « en rapport avec le coup d'État déjoué » dimanche, que le président Salva Kiir a accusé son rival politique, l'ancien vice-président Riek Machar, d'avoir fomenté avec des soldats lui étant loyaux. Sur les dix personnes arrêtées figurent huit anciens ministres du gouvernement, dont plusieurs personnalités sud-soudanaises, mais pas M. Machar, qui selon le gouvernement est « en fuite » et recherché.

Violences ethniques : Dinka contre Nuer ?
Selon la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss), environ 10 000 civils terrorisés ont trouvé refuge dans ses deux bases de Juba. De son côté, Washington a annoncé l'évacuation de ses diplomates non essentiels. Certains observateurs redoutent désormais que les affrontements se muent en tueries entre les communautés Dinka du président Kiir et Nuer de M. Machar, qu'opposent des ressentiments remontant à la guerre civile. « Il est crucial que la violence actuelle ne prenne pas des dimensions ethniques », a averti hier la Minuss, exhortant « citoyens et dirigeants à se garder de tout acte incendiaire ou violence contre des communautés en particulier ».
Des observateurs ont émis hier des doutes sur la réalité de la tentative de coup d'État alléguée par le président Kiir, y voyant un possible prétexte pour se débarrasser de M. Machar, rival de longue date qui avait ouvertement fait part de son intention de se présenter contre le chef de l'État à la présidentielle de 2015. En juillet, le président Kiir avait limogé M. Machar et l'ensemble du gouvernement, sur fond d'inimitié entre les deux hommes et de dissensions au sein du régime, issu de l'ex-rébellion sudiste. Celle-ci est au pouvoir depuis un accord de paix avec Khartoum en 2005, qui a mis fin à des décennies de guerre civile et débouché sur l'indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011.
(Source : AFP)

Plusieurs milliers d'habitants de Juba ont trouvé refuge auprès de l'ONU qui craint une augmentation de la violence dans la capitale sud-soudanaise où des combats se sont poursuivis hier, au lendemain de l'annonce d'un coup d'État manqué.Des tirs et des détonations, qui avaient repris dans la nuit de lundi à mardi malgré le couvre-feu, ont été entendus par intermittence jusqu'en soirée hier dans divers quartiers de la ville, selon un journaliste de l'AFP. Selon le ministre de l'Information Michael Makuei, « le nombre de tués (...) est désormais de 73, tous des soldats ». « La situation à Juba est désormais totalement sous contrôle et il n'y a plus de raison d'avoir peur », a-t-il assuré, annonçant la prochaine réouverture de l'aéroport et appelant habitants et commerçants à reprendre dès aujourd'hui une...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut