La place de l’Indépendance à Kiev, où de nouvelles manifestations sont prévues demain, est le haut lieu de la révolution orange de 2004. Vasily Fedosenko/Reuters
L'opposition ukrainienne s'est rendue hier à une table ronde avec le président Viktor Ianoukovitch, mais a ensuite dénoncé un « simulacre » organisé à la veille de nouvelles manifestations massives.
« Le pouvoir n'a pris en compte aucune de nos exigences. Cette table ronde n'est qu'un simulacre », a déclaré en sortant le champion du monde de boxe et dirigeant du parti Udar (la frappe) Vitali Klitschko, cité par Interfax. Après une hésitation dans la journée, les trois dirigeants de l'opposition proeuropéenne qui manifeste depuis plus de trois semaines – Vitali Klitschko, Arseni Iatseniouk (un responsable du parti La patrie de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko) et le nationaliste Oleg Tiagnybok – avaient accepté de se rendre à la table ronde pour y présenter leurs exigences et entendre les « réponses » du gouvernement. Mais, hormis une promesse d'amnistie formulée avant la rencontre par M. Ianoukovitch pour les manifestants interpellés, rien de concret n'est sorti de cette table ronde, à laquelle avaient été conviées plusieurs dizaines de personnalités, dont des responsables religieux.
Lors de la table ronde, Vladimir Klitschko a mis en garde le président contre toute répression policière. « Nous savons qu'il existe des plans pour régler la situation par la force. Cela aurait des conséquences catastrophiques pour le pays, et pour vous personnellement », a-t-il poursuivi. La table ronde a été organisée par l'ex-président Leonid Kravtchouk, à l'origine d'une tentative de médiation la semaine dernière avec deux autres anciens chefs de l'État, Viktor Iouchtchenko et Leonid Koutchma. Cette initiative a reçu un soutien de poids hier avec l'appel lancé par l'oligarque le plus riche d'Ukraine, Rinat Akhmetov, qui est sorti de sa réserve pour dénoncer le recours « inacceptable » à la force, mercredi, contre les manifestants et inviter à la négociation. Originaire comme le président Viktor Ianoukovitch de la ville industrielle de Donestk, dans l'est du pays, cet oligarque a longtemps été considéré comme l'éminence grise du parti actuellement au pouvoir, et comme son principal bailleur de fonds.
Nouvelles manifestations demain
Galvanisée par l'échec infligé à un assaut policier mercredi – les troupes ont fini par se retirer après l'afflux de milliers de personnes – et par le soutien de représentants de l'UE et des États-Unis, l'opposition a appelé à des manifestations massives demain à midi (10h00 GMT) à Kiev. L'opposition réclame la démission du gouvernement et le retour à la signature d'un accord d'association avec l'UE brutalement suspendu fin novembre. Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Linas Linkevicius, dont le pays assure la présidence semestrielle de l'UE, a indiqué avoir reçu l'assurance de son homologue ukrainien Leonid Kojara que la force ne serait pas employée contre les manifestants. Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a pour sa part dénoncé hier les visites de responsables européens ou américains aux manifestants sur la place de l'Indépendance, « une ingérence grossière dans les affaires intérieures d'un État souverain ». Symbole du mouvement de contestation et haut lieu de la révolution orange de 2004, la place de l'Indépendance à Kiev a pris des airs de camp retranché avec des barricades renforcées de sacs de sable et de fils barbelés.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ces nikrainriens se font bananes comme les anciens dirigeants libanais qui pensaient que l'occidecadent allait les raser gratos .
14 h 37, le 14 décembre 2013