Des experts de l'Iran, des grandes puissances et de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont abordé hier, à Vienne, les détails de la mise en œuvre de l'accord de Genève conclu fin novembre sur le programme nucléaire iranien controversé. La réunion, qui va se poursuivre aujourd'hui, doit permettre d'arrêter une date pour le début du gel, promis par l'Iran, de certains domaines de son programme nucléaire et de déterminer comment il sera surveillé. Aucune information n'a filtré hier. Demain, des représentants iraniens rencontreront l'AIEA seule.
Lors d'une avancée diplomatique majeure à Genève le 24 novembre avec le groupe des 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne), Téhéran s'est engagé à limiter pendant six mois la production d'uranium faiblement enrichi et à geler le développement des sites de Fordo, Natanz et Arak. L'Iran devra aussi réduire son stock d'uranium enrichi à plus de 20 %, facile à transformer en vue d'une utilisation militaire, et permettre à l'AIEA de réaliser des inspections plus poussées. L'AIEA a parallèlement conclu le 11 novembre un « cadre de coopération » avec l'Iran, via un processus diplomatique séparé, qui devrait être discuté lors de la réunion de demain.
Bases terroristes
Hier en outre, le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon, a accusé l'Iran de se servir de ses ambassades pour transférer « des armes et des bombes » qui pourraient servir à des attaques anti-israéliennes. « Partout où il y a des ambassades iraniennes, elles servent également de bases à des activités de renseignements et de terrorisme. Les Iraniens utilisent leur courrier diplomatique pour transférer des bombes et des armes », a affirmé M. Yaalon. « Nous savons qu'il y a des pays d'Amérique du Sud tels que Cuba, le Venezuela, le Nicaragua et la Bolivie où les Iraniens disposent de bases terroristes, aussi bien dans le cadre de leurs ambassades que parmi la population musulmane chiite locale », a-t-il ajouté. « Les Iraniens ont établi des structures pour pouvoir agir contre des juifs, des Israéliens, mais qui pourraient aussi leur servir au cas où ils décideraient d'agir aux États-Unis », a poursuivi M. Yaalon.
Le ministre a également accusé les Iraniens de recourir aux filières mises en place par les trafiquants de drogue aux États-Unis pour introduire des armes dans ce pays. Selon lui, l'Iran aurait « il y a deux ans préparé un attentat contre l'ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington ».
(Source : AFP)


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