Rechercher
Rechercher

Liban

Scission consommée au sein de Dar el-Fatwa

Le mufti Kabbani présidant une réunion hier à Dar al-Fatwa. Photo ANI

Faisant fi des élections tenues par Dar el-Fatwa pour élire un nouveau Conseil supérieur chérié, l'ancien conseil (hostile au mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani) a tenu samedi de façon tout à fait ordinaire sa réunion périodique, à la mosquée Mohammad el-Amine, ne se souciant pas du fait que le nouveau conseil tenait une toute autre réunion à Dar el-Fatwa.
Lors d'une réunion présidée par l'ancien ministre Omar Meskaoui, le conseil opposé au mufti de la République a souligné que « l'économie de la ville de Tripoli est au bord du précipice et l'année scolaire est menacée ». « Les Tripolitains aspirent à un rôle sérieux, ferme et équitable de la part de l'État et de ses institutions, en vue de mettre un terme à l'instabilité sécuritaire dans la ville », a-t-il indiqué, saluant « les positions nationales importantes du président de la République Michel Sleiman, dans lesquelles il a dénoncé toute menace à la stabilité, à la sécurité et à l'unité nationale, bases de l'économie et de la vie politique libanaise depuis l'indépendance ». « Faire assumer aux Libanais des positions irresponsables est totalement rejeté », a affirmé le conseil, appelant enfin toutes les composantes libanaises à « s'attacher au document d'entente nationale, approuvé par leurs leaders à Taëf, en Arabie saoudite ».
Cette réunion de l'ancien Conseil supérieur chérié opposant avait été contestée par Dar el-Fatwa, qui estime que le mandat de ce dernier est achevé depuis l'élection de nouveaux membres. Une réunion d'ulémas et une conférence de presse ont donc eu lieu samedi à Dar el-Fatwa pour discuter des mesures à prendre à ce niveau. À l'issue de la réunion, le directeur général des waqfs islamiques, cheikh Hicham Khalifé, a affirmé que les ulémas refusent la tenue d'une réunion du conseil chérié dont le mandat a expiré, appelant les responsables politiques à ne pas permettre de telles rencontres sans approbation religieuse et faisant assumer « aux personnalités qui soutiennent cette partie la responsabilité des divisions au sein de la communauté musulmane ».
Le nouveau conseil élu lors d'élections très controversées a ensuite tenu sa réunion ordinaire à Dar el-Fatwa pour discuter de la situation locale et régionale, sous la présidence du mufti de la République. Le conseil a dénoncé sur ce plan les attentats, mettant en garde contre toute forme de discorde qui menacerait le Liban et son peuple. Il a en outre applaudi à la mise en œuvre du plan de sécurité à Tripoli, appelant l'État à écarter la capitale du Nord des conflits locaux et régionaux.
De son côté, Omar Meskaoui s'était réuni samedi avec le Premier ministre sortant Nagib Mikati et le Premier ministre désigné Tammam Salam.

Faisant fi des élections tenues par Dar el-Fatwa pour élire un nouveau Conseil supérieur chérié, l'ancien conseil (hostile au mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani) a tenu samedi de façon tout à fait ordinaire sa réunion périodique, à la mosquée Mohammad el-Amine, ne se souciant pas du fait que le nouveau conseil tenait une toute autre réunion à Dar el-Fatwa.Lors d'une réunion présidée par l'ancien ministre Omar Meskaoui, le conseil opposé au mufti de la République a souligné que « l'économie de la ville de Tripoli est au bord du précipice et l'année scolaire est menacée ». « Les Tripolitains aspirent à un rôle sérieux, ferme et équitable de la part de l'État et de ses institutions, en vue de mettre un terme à l'instabilité sécuritaire dans la ville », a-t-il indiqué, saluant...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut