Flamboyants dimanche face à Lyon (4-0) au Parc lors de la dernière rencontre de la 15e journée, les hommes de Laurent Blanc étaient par contre méconaissables mercredi à Évian où ils ont encaissé leur premier revers en 37 matches toutes compétitions confondues. Paris pourrait même voir sa première place menacée par Lille, en déplacement à Bordeaux, et Monaco, qui accueille Ajaccio dimanche.
Paris revanchard
Battu sur la pelouse d'Évian/Thonon (2-0) pour la première fois depuis le 2 mars, toutes compétitions confondues, le champion de France est tombé de très haut et une réaction s'impose devant son public. Après « cette piqûre de rappel », selon l'expression de Zlatan Ibrahimovic, la lanterne rouge sochalienne fait ainsi figure de victime expiatoire et nul ne comprendrait que les stars parisiennes, programmées pour tout écraser sur leur passage, enchaînent deux contre-performances d'affilée contre deux mal-classés. Pour étayer la thèse de l'accident de parcours, Paris n'a donc pas le choix et se doit d'offrir à ses supporteurs une prestation de choix. Cela passera sans doute par des changements d'hommes, le turnover pratiqué par Laurent Blanc à Annecy n'ayant pas porté ses fruits. Les faillites de Marquinhos, Jérémy Ménez et Christophe Jallet devraient les condamner. Surtout, l'entraîneur parisien pourra compter sur son indispensable chef d'orchestre Thiago Motta, forfait mercredi et qui, selon Blanc, est désormais « apte ».
Lille et Monaco en embuscade
Vainqueur mardi de Marseille par 1-0, le dauphin a tiré tous les bénéfices de la défaite du leader parisien pour se rapprocher à un petit point. Un 4e succès d'affilée à Bordeaux, qui va mieux et reste sur deux victoires lui ayant permis enfin de se stabiliser dans la première partie du classement (7e), ne devrait cependant pas être une sinécure. Néanmoins, si son attaque se contente toujours du minimum, Lille sait qu'il est porté à bout de gants par Vincent Enyeama, imbattable actuellement. Le portier nordiste, qui n'a plus encaissé de but depuis 1 035 minutes en Ligue 1, tentera de se rapprocher un peu plus du record de 1 176 minutes détenu par Gaëtan Huard, un ancien Bordelais.
Les Monégasques, 3es à deux longueurs du PSG, sont eux aussi en forme malgré l'absence de Falcao lors des deux derniers matches, qui n'a cependant pas empêché le club du Rocher de s'imposer facilement contre Rennes (2-0) et à Nice (3-0). La réception d'Ajaccio en clôture dimanche se fera encore sans la star colombienne, toujours gênée par sa cuisse. Mais, dans le sillage d'un James Rodriguez étincelant, Monaco ne devrait pas connaître de gros soucis face à des Corses (19e) sérieusement dans le dur.
OL, Verts et Montpellier attendus
Lyon, neutralisé par Toulouse hier (1-1), est retombé dans ses travers avec trois matches sans victoire qui l'ont relégué à la 12e place et à 15 points du podium. Attention, danger, puisque les hommes de Rémi Garde se déplacent chez des Bastiais invaincus à domicile depuis avril dernier et désormais postés à une belle 8e place, leur meilleur classement depuis août 2012...
Saint-Étienne a été refroidi à Rennes (3-1) mercredi et doit se reprendre pour ne pas voir la zone européenne s'éloigner. Les Verts reçoivent Évian qui aura à cœur de confirmer son petit exploit contre le PSG. Christophe Galtier pourrait associer Brandao et Erding en attaque. La situation est plus critique à Montpellier. La défaite de mercredi face à Lorient (2-0) a scellé le sort de Jean Fernandez qui, déjà fragilisé par les déclarations de son président Louis Nicollin, a jeté l'éponge jeudi. Le champion de France 2012, 17e avec cinq points d'avance sur la zone rouge, se rend à Toulouse dimanche avec l'adjoint Pascal Baills comme entraîneur par intérim.
Paris revanchardBattu sur la pelouse d'Évian/Thonon (2-0) pour la première fois depuis le 2 mars, toutes compétitions confondues, le champion de France est tombé de très haut et une réaction s'impose devant son public. Après « cette piqûre de rappel », selon l'expression de Zlatan Ibrahimovic, la lanterne rouge sochalienne fait ainsi figure de victime expiatoire et nul ne comprendrait que les stars parisiennes, programmées...

