Rechercher
Rechercher

Sport

Du Brésil à l’Australie, des favoris et des figurants

Étincelant avec son club du Real, Cristiano Ronaldo rêve de mener les siens à la victoire, lui qui s’est vu barrer la route en 2010 en Afrique du Sud puis à l’Euro 2012 en Pologne-Ukraine par l’invincible Roja !

À la veille du tirage au sort des groupes du Mondial 2014 au Brésil (12 juin-13 juillet), tour d'horizon des 32 équipes qualifiées en fonction des attentes et statuts qui leur sont attachés.

Les favoris
Pays du « futebol » par excellence, le Brésil vise un sixième titre mondial ; tout autre résultat serait un drame national. Et la Seleçao s'en est donné les moyens : elle a rappelé Luiz Felipe Scolari (sacré en 2002), remporté la Coupe des Confédérations cet été en surclassant l'Espagne en finale (3-0) et a trouvé en Neymar sa nouvelle idole, mythique n° 10 dans le dos et spectacle assuré (élu meilleur joueur de la « Coupe des Conf' »). La pression sera démentielle.
Tenante du titre et double championne d'Europe, l'Espagne s'appuie toujours sur sa génération en or (Xavi, Iniesta, Ramos, etc.) et un style de jeu dominateur qui en font un candidat naturel. Mais elle fait aussi un peu moins peur qu'auparavant, et deux postes-clefs restent dans le flou : personne ne s'impose en avant-centre et le capitaine Casillas est en danger dans les cages faute de temps de jeu en club.

Les valeurs sûres
La génération Özil (Reus, Götze...), encadrée par les Lahm et Schweinsteiger et couvée par Joachim Löw, arrive à maturité et l'Allemagne peut rêver d'un titre après ses accessits (finaliste en 2002, 3e en 2006 et 2010) qui lui maintiennent son statut de nation la plus régulière au très haut
niveau. Klose, 14 buts en Coupes du monde, battra-t-il le record du Brésilien Ronaldo (15) ?
L'Argentine rêve d'une troisième étoile décrochée chez son plus grand rival. Pour ce faire, elle a Messi. Le quadruple Ballon d'or, qui a haussé son niveau en sélection depuis l'arrivée d'Alejandro Sabella et fêtera ses 27 ans en juin, rejoindra pour de bon Maradona au panthéon du foot s'il remporte le titre suprême. Reste surtout à savoir s'il retrouvera son meilleur niveau et se débarrassera des blessures qui lui ont pourri 2013.
Le Portugal, lui, a Cristiano Ronaldo, capable également de gagner une Coupe du monde sur son seul talent, et seulement barré par l'Espagne lors des deux derniers grands tournois (Mondial 2010, Euro 2012). Il a Moutinho pour l'alimenter, mais risque d'être un peu seul en attaque.
Oubliez l'Italie en mode Catenaccio : Cesare Prandelli a insufflé un esprit offensif à une équipe qui a séduit à l'Euro 2012 (finaliste) et fini 3e de la Coupe des Confédérations. Les cadres Buffon, Pirlo et De Rossi rayonnent toujours, et l'attaque Balotelli-Rossi peut faire des étincelles.

Les outsiders
Les Pays-Bas sont vice-champions du monde en titre, ont survolé leurs qualifications (9 victoires, 1 nul) et détiennent en Robben et Van Persie deux grands attaquants. Mais les Oranje ont aussi totalement raté leur Euro 2012 (élimination dès le premier tour)...
La Belgique de Marc Wilmots est sortie des tréfonds et ressuscitée sous l'impulsion de la génération Hazard (Fellaini, De Bruyn...), jeune et technique, même s'il lui manque un grand buteur. Un Mondial pour apprendre ?
L'Uruguay à l'inverse ne manque pas de buteurs, avec Suarez et Cavani, ce qui suffit à placer parmi les nations dangereuses la Celeste, demi-finaliste du Mondial 2010 et vainqueur de la Copa America 2011. Mais le groupe d'Oscar Tabarez paraît vieillissant, à l'image de son capitaine Lugano.
L'attaquant Rooney et le capitaine Gerrard mèneront encore l'Angleterre avec l'idée de franchir enfin un tour à élimination directe après les échecs de 2010 et 2012. La discrétion est de mise autour de l'équipe de Roy Hodgson, dont on n'attend pas grand-chose chez les supporters. Sans pression, l'occasion de créer la surprise ?
La France, qui ne compte guère que Ribéry comme joueur de classe mondiale, voire Benzema s'il reste régulier au Real Madrid, n'apparaît parmi les outsiders qu'à la faveur de son barrage retour renversant contre l'Ukraine (3-0). Les Bleus doivent donc capitaliser sur cet exploit et ne surtout pas retomber dans leur précédent ronron. C'est toute la tâche de Didier Deschamps.

Les surprises possibles
Avec un tueur comme Falcao, la Colombie de José Pekerman peut marquer des buts à n'importe qui. Le Chili, lui, a peaufiné son collectif apparu séduisant au Mondial sud-africain, avec désormais un Vidal qui explose à la Juventus.
Chez les Européens, la Croatie de Modric et Mandzukic et la Russie entraînée par Fabio Capello auront également leur carte à jouer, tout comme l'étonnante Suisse d'Ottmar Hitzfeld, 8e au classement FIFA. Quid de la Grèce et ses valeurs défensives, et de la Bosnie pour son premier Mondial ?
Et les Africains ? Ils n'ont jamais franchi les quarts d'un Mondial, et les retrouver à ce stade serait déjà un petit exploit. Les cinq qualifiés bénéficient toutefois de leur expérience du Mondial 2010. Le Nigeria de Stephen Keshi, champion continental emmené par son gardien Enyeama, a côtoyé le gratin à la Coupe des Confédérations, tandis que le Ghana des frères Ayew voudra confirmer son quart de finale du Mondial 2010. Drogba aura 36 ans, mais Sabri Lamouchi présente d'autres arguments avec la Côte d'Ivoire, de Yaya Touré à Gervinho. Eto'o aussi semble sur le déclin mais voudra sans doute marquer un dernier grand coup pour le Cameroun. L'Algérie de Vahid Halilhodzic s'avance avec moins de certitudes.

Les figurants probables
L'Équateur de Valencia semble encore trop juste. Ce sera a priori aussi le cas des équipes de la zone Concacaf et Asie, même si les États-Unis de Donovan et le Mexique de Chicharito Hernandez sortent du lot, tout comme le Japon et la Corée du Sud. Mais que peuvent espérer le Costa Rica, le Honduras, l'Iran et l'Australie ?

À la veille du tirage au sort des groupes du Mondial 2014 au Brésil (12 juin-13 juillet), tour d'horizon des 32 équipes qualifiées en fonction des attentes et statuts qui leur sont attachés.
Les favorisPays du « futebol » par excellence, le Brésil vise un sixième titre mondial ; tout autre résultat serait un drame national. Et la Seleçao s'en est donné les moyens : elle a rappelé Luiz Felipe Scolari (sacré en 2002), remporté la Coupe des Confédérations cet été en surclassant l'Espagne en finale (3-0) et a trouvé en Neymar sa nouvelle idole, mythique n° 10 dans le dos et spectacle assuré (élu meilleur joueur de la « Coupe des Conf' »). La pression sera démentielle.Tenante du titre et double championne d'Europe, l'Espagne s'appuie toujours sur sa génération en or (Xavi, Iniesta, Ramos, etc.) et un style de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut