À la veille de la Journée mondiale de la lutte contre la corruption (le 9 décembre), un séminaire s'est tenu au siège du Parlement afin d'examiner les moyens de renforcer la mise en œuvre de la Convention des Nations unies de lutte contre la corruption, à laquelle le Liban a adhéré en avril 2009. Ce vaste chantier a été organisé conjointement par les ministères de la Justice et de la Réforme administrative (Omsar), le PNUD et l'Association libanaise pour la transparence (LTA) au siège du Parlement, sous le parrainage du président de la Chambre Nabih Berry, représenté par le député Yassine Jaber.
Ce dernier a rappelé l'état actuel de la législation en la matière, revenant notamment sur les propositions de lois portant sur l'accès à l'information et sur la lutte contre la corruption dans le secteur public, déjà à l'étude au Parlement. M. Jaber a également évoqué le travail accompli au niveau de l'amendement de la loi relative à l'enrichissement illicite, que la commission de l'Administration et de la Justice a achevé.
Le ministre sortant Mohammad Fneich a fait état pour sa part d'une « approche sectorielle » consistant à placer la lutte contre la corruption par secteur ou par administration (les douanes, les institutions foncières...). Cette approche a d'ailleurs été discutée dans le cadre d'un panel lors du séminaire hier.
Représentant le ministre des Finances, le directeur général du ministère Alain Bifani a insisté sur le fait que « les efforts fournis depuis 2009 commencent à se concrétiser ».
Il s'est surtout appuyé sur certaines mesures prises par le ministère, notamment la réactivation des scanners pour le contrôle douanier, « en panne depuis trois ans ». Il reste que « l'enjeu est de lever la couverture politique » pour optimiser la lutte contre la corruption.
Optimiste, le ministre sortant de la Justice Chakib Cortbaoui a rappelé que « vouloir, c'est pouvoir », tandis que le député Mohammad Kabbani a déploré l'absence d'un mécanisme « d'accountability », ou reddition de comptes.
Liban
Au Parlement, évaluation du respect de la Convention de lutte contre la corruption
OLJ / le 06 décembre 2013 à 00h00

