Le député Marwan Hamadé a rejeté hier catégoriquement l'option de la tenue de réunions exceptionnelles du gouvernement d'expédition des affaires courantes. « Le Premier ministre sortant Nagib Mikati ne peut renflouer le gouvernement, ni d'un point de vue constitutionnel ni purement ministériel », a-t-il déclaré sur ce plan.
« Le renflouement du cabinet démissionnaire conduirait au renflouement de toutes les contradictions qu'il comporte, attisant ainsi les tensions », a souligné M. Hamadé, estimant que « ce n'est pas parce que le cabinet ne se réunit pas que la situation à Tripoli s'est enflammée ». Il a appelé « au départ immédiat du gouvernement et à la formation d'un cabinet d'experts, capable de superviser les élections présidentielle et parlementaires ».
Marwan Hamadé a souligné en outre, lors d'un entretien à la radio La Voix du Liban (100.3), que « ce qui est requis aujourd'hui, afin de parvenir à une solution, c'est le retrait du Hezbollah de Syrie ».
Pour le député du Chouf, l'attentat contre l'ambassade d'Iran est « un travail méticuleux des services de renseignements israéliens, qui ont profité de la défaillance des services libanais et du chaos dans les rues libanaises ». Il a dénoncé dans ce cadre les accusations lancées par le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah contre l'Arabie saoudite, « qui ont contraint le président Michel Sleiman à y répondre afin de sauver les relations libano-arabes, surtout avec l'Arabie ».
Commentant par ailleurs l'attaque de Hasan Nasrallah contre l'ancien Premier ministre Saad Hariri, il a estimé que le leader chiite « a le sentiment que la date du 14 janvier (date d'ouverture du procès dans l'affaire de l'assassinat de Rafic Hariri, NDLR) marquera le début de l'inculpation de ses cadres ». « Le meurtre du cadre du Hezbollah Hassane Lakkis, qu'il soit le résultat d'une infiltration du parti ou d'une liquidation interne, ainsi que l'affaire de la station d'écoutes israéliennes aux frontières préludent à la question du Tribunal spécial pour le Liban », a-t-il estimé, remerciant enfin le Premier ministre sortant « d'avoir versé la contribution annuelle du Liban au TSL ».
Le député Nabil de Freige a relevé pour sa part « les nombreux défis qu'affronte le Hezbollah, surtout après son intervention en Syrie ». Le député Hadi Hobeiche a choisi, pour sa part, de poser la question de savoir « sur quels faits s'est basé sayyed Hassan pour accuser l'Arabie saoudite de l'attentat contre l'ambassade d'Iran ».
Liban
Hamadé : Nasrallah sait que le 14 janvier marquera le début de l’inculpation de ses cadres
OLJ / le 06 décembre 2013 à 00h00


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