Le courant du Futur, en la personne du député-médecin Atef Majdalani, a présenté hier trois projets de couverture sanitaire et sociale qui entrent dans le cadre de sa politique sociale. Une proposition qui dénote dans un paysage politique où prévaut l'immobilisme parlementaire et le blocage du pouvoir exécutif.
La carte individuelle de santé et d'hospitalisation pour les Libanais ne disposant d'aucune autre assurance obligatoire est le principal projet défendu par M. Majdalani. Il prévoit l'hospitalisation gratuite dans les hôpitaux gouvernementaux et une couverture de 90 % des frais d'hospitalisation dans les hôpitaux privés.
La carte assure en outre un examen de santé annuel préventif, qu'il porte sur le cancer du sein ou celui de la prostate, et un examen de sang complet dans les hôpitaux gouvernementaux, ainsi que les frais de dialyse et les médicaments des maladies chroniques et des cancers.
La carte de santé ne fait pas double emploi avec la Caisse nationale de Sécurité sociale, et l'un de ses principaux objectifs est la médecine préventive et le soutien aux hôpitaux gouvernementaux.
La carte de santé est un vieux projet du Dr Mohammad Jawad Khalifé, du temps où il était ministre de la Santé, a rappelé M. Majdalani. Il a été présenté à la Chambre en mai dernier.
Le régime de la carte de santé sera géré par un conseil de six membres relevant exclusivement du ministre de la Santé. Ce conseil présentera un rapport d'activité annuel et sera soumis aux organismes de contrôle, notamment à la Cour des comptes, au Conseil de la fonction publique et à l'Inspection financière.
Assurance-maladie-maternité et assurance-vieillesse
Par ailleurs, M. Majdalani a présenté deux autres projets de couverture sociale, un projet de régime perpétuant les prestations de la branche maladie-maternité de la Sécurité sociale et un autre d'assurance-vieillesse.
Le premier régime permettra aux salariés ayant atteint l'âge de la retraite de continuer de bénéficier pour le restant de leurs jours des prestations de la branche maladie maternité de la Caisse nationale de Sécurité sociale.
Le financement de ce régime serait assuré par les cotisés et le patronat, à hauteur de 1,5 % du salaire minimum mensuel, et par les bénéficiaires à hauteur de 9 % du salaire minimum, à charge pour l'État de couvrir le reste du coût.
Enfin, le député a avancé un troisième projet, celui de l'assurance-vieillesse, dont il a été beaucoup question avant la crise gouvernementale. Il s'agit d'un très ancien projet, mis en avant dès 1975 par la CNSS, et qui avait été repris, sans succès, par le gouvernement de Sélim Hoss, en 2000, a précisé le député. Il fut repris par Rafic Hariri un an plus tard,
présenté par le gouvernement Omar Karamé en 2004 puis reformulé, presque dans les mêmes termes, en 2005, par le bloc du Changement et de la Réforme.
Le grand débat entourant ce projet porte sur la partie qui doit le gérer. Des deux projets avancés, gestion par la CNSS, ou gestion par un conseil indépendant, le courant du Futur opte pour le second, a indiqué M. Majdalani.
L'assurance-vieillesse, a précisé le député, porte exclusivement sur le règlement d'un salaire de retraite, d'un salaire d'invalidité ou d'un salaire aux descendants de la personne assurée ou adhérente. Le salaire est calculé suivant le dernier salaire de chaque salarié. Il devrait être obligatoire pour les salariés âgés de moins de 45 ans, et optionnel pour les salariés âgés entre 45 et 55 ans, et optionnel pour tous les Libanais résidents ou expatriés. Sa valeur ne doit pas être inférieure à 80 % du salaire minimum en vigueur.


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BRAVO ! AU COURANT DE NOTRE FUTUR....
14 h 57, le 03 décembre 2013