Le bâtonnier de Tripoli, Michel Khoury, a appelé à combler les vacances aux postes des juges, tandis que le nouveau bâtonnier de Beyrouth, Georges Jreige, a valorisé la tradition de liberté de la profession.
Une délégation de l'ordre des avocats de Tripoli, emmenée par le bâtonnier du Liban-Nord, Michel Khoury, s'est rendue au siège de l'ordre des avocats de Beyrouth, pour féliciter les nouveaux membres du conseil de l'ordre, notamment le bâtonnier récemment élu, Georges Jreige. La rencontre a eu lieu en présence des anciens bâtonniers de Beyrouth et des membres du comité de la Caisse de retraite.
« Nous sommes heureux de vous transmettre les salutations des avocats de Tripoli, afin de partager avec vous les résultats d'une journée démocratique par excellence, à une époque où l'esprit et l'action font défaut », a d'abord déclaré le bâtonnier de Tripoli, insistant sur « la solidarité » entre les deux ordres, mais aussi entre les avocats au sein du même ordre, au-delà de la rivalité électorale. S'adressant à son homologue Georges Jreige, il a salué « son parcours réussi en tant que membre du conseil de l'ordre, en dépit des entraves et des problèmes ». « L'heure est désormais au travail fructueux, surtout que la situation syndicale est peu encourageante et exige de nous une vision claire et ferme de l'avenir. » Il a souhaité dans ce cadre « le renforcement de la coopération entre nos deux ordres dans l'intérêt des avocats et du travail syndical, mais aussi pour résoudre les principaux dossiers en suspens : régler la lenteur de la justice, combler les vacances aux postes des juges et accroître le nombre des assistants de justice ».
La pointe de Jreige à la direction de la Sûreté générale
De son côté, le bâtonnier Jreige a insisté sur l'idée de l'unité entre les deux ordres de Tripoli et de Beyrouth, liée à « l'identité de la culture, au service du droit et de la justice et l'identité intellectuelle, au service de l'homme, sous-tendues par les constantes historiques et les valeurs humanitaires ». « Nos deux ordres ont la spécificité d'ébranler l'immobilisme et de transcender tous les schismes », a-t-il ajouté. Parmi les autres points communs, Georges Jreige a valorisé « la souveraineté et la liberté » des deux entités et des avocats qu'elles représentent. Il en résulterait dès lors « une unité de décision », selon le bâtonnier de Beyrouth. « Nos décisions sont communes entre Beyrouth et Tripoli, puisqu'elles reflètent un partenariat pour la nation, les droits et les libertés dans toutes leurs dimensions ». Il a estimé que cette solidarité devait immuniser l'avocat contre « certaines institutions peu accueillantes, à commencer par la direction générale de la Sûreté générale ».
Il n'a pas manqué de remercier enfin le président et les membres du conseil de l'ordre des avocats de Tripoli pour leur visite à Beyrouth.
Notons par ailleurs que Georges Jreige a reçu ensuite le président du tribunal militaire, le général Khalil Ibrahim.


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