Dernière du groupe B au terme de la quatrième journée de la phase de poule de la Ligue des champions, la Juve d’Antonio Conte s’est, depuis, relevée à l’instar de la victoire face à Copenhague mercredi qui qualifie pratiquement la Vieille Dame en 8es de finale de la C1.Gabriel Bouys/AFP
En quatre jours, la Juventus Turin a repris la tête du championnat d'Italie et sa course vers les 8es de finale de la Ligue des champions, grâce au retour du fameux bloc d'Antonio Conte.
Depuis cinq semaines, seul le grand Real Madrid a pris des points à la Juve. La claque contre la Fiorentina (4-2) du 20 octobre s'est révélée salutaire. Depuis ces quatre buts concédés en un quart d'heure de néant, les « Bianconeri » ont retrouvé leur concentration et leur grande force collective.
« Nous avons pris des gros "gnons", utiles pour réveiller un peu l'orgueil endormi », explique Conte après la victoire contre le FC Copenhague (3-1).
« J'ai de grands hommes et de grands footballeurs, très autocritiques et hypercritiques », ajoute-t-il.
En début de saison, la « Vieille Dame » semblait peiner dans les escaliers trop raides de la C1. Rien de grave en série A, où, hormis Florence et un nul à l'Inter (1-1), elle avait suffisamment de marge pour battre tous ses adversaires.
Mais en Ligue des champions, le départ fut vraiment souffreteux. Nul à Copenhague (1-1) contre une équipe moyenne, nul à Turin contre le Galatasaray de Didier Drogba (2-2) sur une déconcentration à la dernière seconde, et un seul point contre le Real (2-1/2-2).
Dernière de son groupe B, la Juve risquait la retraite anticipée, un désastre pour Conte qui, après deux « scudetti » consécutifs, rêve de se mesurer aux cadors européens, la normalité pour le géant turinois.
« Discipline défensive »
« Nous nous sommes mis nous-mêmes dans cette situation, il faudra en sortir », prévient le « Mister » dans l'optique du match contre le Galatasaray. Un nul suffit à la Juve pour aller en 8es de finale. « Au moins maintenant, ça ne dépend que de nous, ajoute-t-il. Mais il faut aller à Istanbul pour gagner, cette équipe n'est pas faite pour les calculs.»
« Il fallait passer la vitesse supérieure et redevenir la grande équipe que nous étions », appuie Leonardo Bonucci, redevenu souverain au centre de la défense après un début de saison personnel plutôt oublieux.
La Juve a retrouvé toute sa discipline défensive, qui lui a permis d'aligner cinq victoires de rang sans prendre de but en série A et de reprendre la tête à l'AS Rome, qui a pourtant réussi un départ canon (33 points sur 39 possibles).
La preuve, Conte a pesté mercredi soir contre le but concédé au FCK, sur une bête touche. « Si nous n'avions pas pris ce but, j'aurais été encore plus content », a dit le très exigeant technicien.
Il répète depuis la saison dernière que son effectif ne peut pas rivaliser avec les pontes de la C1 comme le Bayern Munich ou le Real, bien plus riches, et qu'il faut miser sur la force collective.
Il a retrouvé son bloc, et profite en outre de la bonne passe de Fernando Llorente, très actif contre Copenhague où il a réussi huit remises, gagné 13 duels, récupéré trois ballons et obtenu le penalty du 2-1.
Seule petite ombre au tableau, Carlos Tevez n'a plus marqué sur la scène européenne depuis bientôt quatre ans (le 7 avril 2009 avec Manchester United). Contre le FCK, il est resté transparent. Mais le collectif turinois peut mettre fin au jeûne de « L'Apache » dès le 10 décembre à Istanbul.

