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Culture - Rencontres Culturelles

Paola Yacoub présente l’ARP

À l'initiative de l'artiste plasticienne Paola Yacoub, l'ALBA vient de créer un programme de recherche intitulé ARP qui démarre ce soir jeudi à 18h30 avec Steven Wright et qui vise à mieux comprendre les pratiques artistiques contemporaines.

Vue de la table ronde, départ de toute rencontre.

Paola Yacoub s'est consacrée à établir un programme de recherche pour l'ALBA : Université de Balamand – Académie libanaise des beaux-arts, intitulé ARP qu'elle présente durant les deux mois à venir.
« Nous allons tenter de voir comment les pratiques artistiques contemporaines changent et à quel niveau, indique-t-elle. Pour cela, nous inviterons des acteurs du champ de l'art contemporain venus du monde entier et du Liban afin d'essayer de comprendre ces pratiques artistiques devenues en partie sociales, d'abord avec les étudiants, par la suite avec d'autres visiteurs. »
Et de poursuivre : « Ces rencontres seront ouvertes à tous. Les invités seront conviés à présenter leurs positions et leurs démarches à tous les membres de l'ALBA et aussi à tous ceux qui s'intéressent à la situation des pratiques artistiques actuelles. »
Après avoir étudié à l'Académie libanaise des beaux-arts, Paola Yacoub décroche un diplôme de l'Architectural Association (Londres). Aujourd'hui, l'artiste pluridisciplinaire, établie à Berlin, a déjà inscrit dans son parcours un travail pour l'Institut français d'archéologie du Proche-Orient sur le site de Beyrouth de 1995 à 1999, une collaboration avec Michel Lasserre (2000), une participation à la Biennale de Venise (2000-2003), de Gwangju (2006) et de Tirana (2009).

Les rendez-vous de l'ARP
Pour cette fois, l'artiste s'est donc effacée derrière ce programme qu'elle a initié. Le dispositif mis en place «vise à créer une certaine concentration physique et mentale », dit Yacoub, qui craint cette «pollution auditive qui sévit dans la capitale ». Le module s'ouvrira par la suite au public.
«Les tables rondes sont le cœur, le fondement du dispositif. Leur forme ronde évoque le manque de hiérarchie. C'est là que se font les travaux pédagogiques et les analyses, les recherches personnelles et critiques qui sont en écho avec l'actualité la plus vive de l'art aujourd'hui et qui se nourriront de l'apport des intervenants. Le module de recherche sera composé de deux tables rondes, l'une avant la venue du conférencier et l'autre en sa présence. Ainsi, les intervenants eux-mêmes animeront une autre table ronde en plus de leur présentation publique. »
Et si on demande à Paola Yacoub ce qu'elle attend exactement de ce programme, elle s'empresse de répondre : «Non pas un résultat dans l'immédiat, mais une certaine sensibilisation. Il s'agit de partager des expériences, un point de vue et non de les imposer, précise-t-elle. Les intervenants que je propose mettent l'accent sur des singularités, des pratiques actuelles. Ils défendent parfois des positions tranchées, qu'il ne s'agit pas de partager forcément mais, par leur vivacité, ils peuvent susciter des réactions et des prises de position. »
Le premier intervenant est donc Stephen Wright (ce soir). Après un doctorat de littérature comparée à la Sorbonne, Wright a été plusieurs années le représentant en Europe de la revue Parachute, principale revue francophone d'art contemporain dans le monde. Il est actuellement enseignant, théoricien et critique. Ses travaux s'articulent sur cette question essentielle: qu'est-ce que l'art contemporain ?
Quant au second invité, il s'agit d'Allan Sekula (décédé récemment et qui sera représenté par sa curatrice Marie Muracciole). Sekula est un des plus grands photographes et artiste américain qui a développé une pratique documentaire d'une grande probité. Il est un des rares artistes à avoir remis en cause les démarches postconceptuelles. L'intervention aura lieu les 12 et 13 décembre.
Ellen Blumenstein, curatrice du Kunst Werke à Berlin, est la troisième intervenante qui sera présente les 9 et 10 janvier. Possèdant une grande expertise sur les pratiques curatoriales actuelles, elle fera part de son expérience à ce sujet
Quant au quatrième intervenant, c'est un architecte, Jacopo Gallico. Il s'agit d'un des fondateurs du mouvement italien Stalker. La rencontre avec lui aura lieu les 23 et 24 janvier.

Paola Yacoub s'est consacrée à établir un programme de recherche pour l'ALBA : Université de Balamand – Académie libanaise des beaux-arts, intitulé ARP qu'elle présente durant les deux mois à venir.« Nous allons tenter de voir comment les pratiques artistiques contemporaines changent et à quel niveau, indique-t-elle. Pour cela, nous inviterons des acteurs du champ de l'art contemporain venus du monde entier et du Liban afin d'essayer de comprendre ces pratiques artistiques devenues en partie sociales, d'abord avec les étudiants, par la suite avec d'autres visiteurs. »Et de poursuivre : « Ces rencontres seront ouvertes à tous. Les invités seront conviés à présenter leurs positions et leurs démarches à tous les membres de l'ALBA et aussi à tous ceux qui s'intéressent à la situation des pratiques artistiques...
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