«Dès les premières pages, l'écrivain Alexandre Najjar prévient que ce livre n'est pas un guide consacré à la Suède. Non, notre auteur, natif du Liban, fou amoureux de l'œuvre de Khalil Gibran auquel il a consacré plusieurs ouvrages, ouvre grands les yeux quand il découvre Stockholm et Göteborg. Ce superbe récit de voyage s'inspire de ce qu'ont pratiqué les maîtres orientalistes. Mais à l'envers. Car, cette fois, le voyage s'effectue du sud au nord. Les têtes de chapitre – "Où l'on découvre l'aéroport de Stockholm, les taxis, la neige...", "Où l'on rend visite à Greta Garbo..." – donnent le ton: on sourit beaucoup aux surprises du voyageur que tout étonne, la cuisine, la ponctualité, le fait de se déchausser à l'entrée ("comme en Inde", lui fait remarquer un ami), les motivations des autochtones, la vie des handicapés, etc. C'est vrai, et c'est assez drôle: on a l'impression que la Suède est l'exact contraire du Liban. Pour l'écrivain, l'exotisme n'est pas toujours là où on le croit. Mais ce qui compte et qui fait le charme de ce récit est sans conteste l'appétit de curiosité, de découverte... et de raconter. Pour Alexandre Najjar, écrire est aussi important que de vivre. D'ailleurs, de ces pérégrinations nordiques, l'écrivain retient surtout ce qu'il observe sur les questions de langues et de littérature: une dame qui figure dans un roman de Tournier, le Musée Nobel et l'académie suédoise, Bergman... Un mot suédois intraduisible clôt son escapade: längtan, un mélange de désir et de nostalgie, c'est ce sentiment qui l'habite à la fin.»
Culture - Échos
Aux anges...
« Le Figaro Littéraire » a consacré un entrefilet dithyrambique au dernier ouvrage du prolixe Alexandre Najjar, « Les anges de Millesgarden » (Gallimard) dans son édition du 21 novembre. L'on peut ainsi lire, par la plume du critique et écrivain Mohammad Aïssaoui, l'opinion suivante, sous l'intitulé « Un Libanais à Stockholm ».
OLJ / le 26 novembre 2013 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef