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Moyen Orient et Monde - Catastrophe De Riga

Les Lettons pleurent leurs morts, toujours sous le choc

La police enquête sur les causes de l'effondrement du centre commercial qui a fait 54 morts au moins.

Le président Andris Berzins n’a pas hésité à parler de « meurtre » à propos de l’effondrement du toit du centre commercial jeudi soir qui a fait des dizaines de morts. Ilmars Znotins/AFP

Les Lettons, toujours sous le choc de la catastrophe qui a fait au moins 54 morts à Riga, pleuraient leurs proches hier ; l'affluence dans les cimetières était ainsi plus importante que les autres années pour le jour de la fête des Morts dans ce petit pays d'un peu plus de 2 millions d'habitants.
Au café Aizsaule, proche d'un cimetière de la banlieue de Riga, Liene, la patronne, se désole. « Pour un petit pays comme la Lettonie dont la population n'est pas très importante, un aussi grand nombre de victimes, c'est comme un typhon ou un tremblement de terre pour d'autres pays », estime-t-elle. Cette tragédie a frappé de stupeur ce petit pays où le gouvernement a décrété trois jours de deuil national jusqu'à aujourd'hui. « La nation tout entière est choquée », affirme Ligita, habillée de noir, apportant fleurs et bougies au cimetière. En Lettonie et d'autres pays d'Europe de l'Est, la tradition du jour de la fête des Morts veut que les familles se rendent dans les cimetières pour déposer des bougies sur les tombes. Mais cette année, « les gens ne pensent pas uniquement à leurs propres familles. Ils pensent également aux autres, à ceux qu'ils n'ont même jamais rencontrés », explique Ligita.
Pendant ce temps, les travaux de déblaiement sur le site du supermarché, dont le toit s'est effondré jeudi soir dans la capitale en pleine heure d'affluence, ont repris dans la matinée pour permettre la poursuite des fouilles suspendues la veille au soir. Sept personnes sont toujours portées disparues, mais les chances de retrouver des survivants sont nulles, selon les sauveteurs. « Des parties (du bâtiment) qui menacent la sécurité » ont commencé à être détruites à la mi-journée, a déclaré
Viktorija Sembele, la porte-parole des pompiers. « Ces structures dangereuses doivent être enlevées avant que nous puissions y envoyer des pompiers et poursuivre des fouilles. Impossible de dire combien de temps cela peut prendre », a-t-elle ajouté. Les recherches ont été suspendues samedi soir par crainte de nouveaux effondrements. « Tout a été détruit, cassé. Nous avons vu des gens morts, ensevelis, des têtes à part... » a raconté de son lit d'hôpital Stanislav Turoks, pompier secouriste, blessé à la colonne vertébrale lors de l'opération de sauvetage. Trois pompiers secouristes, dont leur commandant, ont péri dans le second effondrement survenu peu après le premier accident.
Le président Andris Berzins n'avait pas hésité la veille à parler de « meurtre » à propos de cette tragédie. « Ce dossier devrait être considéré comme un meurtre de nombreuses personnes sans défense et il requiert une réaction appropriée », a-t-il jugé, soulignant que « c'est un cas complexe qui ne peut être qualifié de catastrophe naturelle ou de malchance parce que la nature n'y a joué aucun rôle ». La police lettone travaille sur trois hypothèses pour déterminer les causes de l'accident : la conception du bâtiment, sa construction et les nouveaux éléments qui ont été installés sur le toit. Le centre commercial, exploité par l'enseigne Maxima, a été construit en 2011 et avait été sélectionné pour un prix d'architecture. Des travaux étaient en cours sur le toit pour le transformer en jardin suspendu avec des arbustes et une aire de jeux pour enfants. « C'est un défaut de
conception, venant de l'ignorance », a déclaré hier Toomas Kaljas, PDG et ingénieur de Rak Tek Solutions à Espoo, en Finlande. « Les treillis d'acier sont fabriqués de pièces assemblées à l'aide de raccords boulonnés. Le raccord inférieur a été au moins deux fois sous-estimé » dans la conception du supermarché Maxima, explique-t-il dans un rapport fondé sur des photos de la catastrophe et publié sur Internet. « La quantité et la taille des boulons ne sont pas suffisantes pour une lourde poutre d'acier », estime M. Kaljas. « La cause reste un mystère mais il faut la découvrir. Apparemment, si une faute a été commise, c'en était une énorme », avait déclaré samedi Marite Straume, porte-parole de l'entreprise Re&Re qui a construit le bâtiment.
(Source : AFP)

Les Lettons, toujours sous le choc de la catastrophe qui a fait au moins 54 morts à Riga, pleuraient leurs proches hier ; l'affluence dans les cimetières était ainsi plus importante que les autres années pour le jour de la fête des Morts dans ce petit pays d'un peu plus de 2 millions d'habitants.Au café Aizsaule, proche d'un cimetière de la banlieue de Riga, Liene, la patronne, se désole. « Pour un petit pays comme la Lettonie dont la population n'est pas très importante, un aussi grand nombre de victimes, c'est comme un typhon ou un tremblement de terre pour d'autres pays », estime-t-elle. Cette tragédie a frappé de stupeur ce petit pays où le gouvernement a décrété trois jours de deuil national jusqu'à aujourd'hui. « La nation tout entière est choquée », affirme Ligita, habillée de noir, apportant fleurs et...
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