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Sport - Olympisme

Le parcours de la flamme olympique, une imagination sans limite

La télévision d’État russe a montré un porteur de la torche propulsé à la surface du lac avant de passer la flamme étanche à un autre porteur en combinaison de plongée. La flamme, d’un rose brillant, a alors disparu dans les profondeurs du Baïkal, un lac sibérien, le plus profond du monde. Photo Sochi 2014

Dans l'espace, au pôle Nord ou au pied d'un volcan, le parcours de la flamme olympique à travers la Russie jusqu'aux JO de Sotchi en février est d'une imagination sans limite, qui coûte cher et suscite des commentaires ironiques sur les réseaux sociaux.
Après une escale à bord de la Station spatiale internationale (ISS) et une sortie historique dans l'espace début novembre dans les mains de deux cosmonautes russes, le flambeau olympique est descendu samedi dans les eaux du lac Baïkal (Sibérie), le plus profond du monde (1 637 mètres).
Trois plongeurs portant chacun une torche olympique et vêtus de combinaisons spéciales pour se protéger du froid se sont passé la flamme sous l'eau, à une profondeur de 13 mètres, avant de remonter à la surface, selon le comité d'organisation.
Il s'agit d'une nouvelle étape insolite du parcours de la flamme le plus long de l'histoire (65 000 km), dont se vantent les organisateurs qui omettent en revanche de mentionner sur le site officiel (www.sochi2014.com) les incidents au cours desquels la flamme s'éteint.
Depuis le début du parcours le 7 octobre à Moscou, les torches olympiques se sont éteintes « au moins 44 fois », selon Ioulia Latynina, une journaliste de la radio Echo de Moscou, qui suit de près l'opération.
Mais lors de son étape au pôle Nord à bord du brise-glace à propulsion nucléaire russe « Cinquantième anniversaire de la victoire », le plus grand au monde, la flamme ne s'est pas éteinte pendant ce voyage de 2 583 km marqué par des vents violents, ont relevé nombre d'internautes sur les réseaux sociaux.
Certains se sont interrogés sur la qualité des 16 000 torches olympiques livrées par une société russe qui fabrique des missiles, un contrat de quelque 200 millions de roubles (5 millions d'euros), selon des médias russes.

22 000 personnes, 2 200 véhicules
Ces dépenses s'ajoutent au coût de l'impressionnant dispositif déployé pour éviter tout incident sur le long parcours. Plus de 22 000 personnes et 2 200 véhicules sont mobilisés pour assurer la sécurité du relais à travers 2 900 villes et villages de Russie jusqu'à la cérémonie d'ouverture le 7 février 2014 à Sotchi, a indiqué la semaine dernière un responsable du ministère russe des Situations d'urgence.
Pendant la partie aérienne du relais, la flamme a parcouru 25 455 km en 19 jours, de Saint-Pétersbourg à Vladivostok, en Extrême-Orient où elle est arrivée le week-end dernier.
Dans cette région, la flamme olympique a survolé le volcan le plus haut de la péninsule du Kamtchatka (2 741 mètres d'altitude), avant un relais au sol de 12,6 km en motoneige, chiens de traîneaux et véhicule tout-terrain.
Toujours en Extrême-Orient, la flamme des JO a traversé l'île de Sakhaline où elle a été accueillie par les représentants des Nivkhes, un peuple indigène habitant cette île et l'estuaire de l'Amour, premier fleuve de Sibérie.
À Blagovechtchensk, ville à la frontière chinoise, des hommes de forte corpulence ont nagé dans les eaux glacées du fleuve, l'un portant un flambeau olympique au sommet duquel brûle la flamme, et les autres de grands drapeaux aux couleurs de la Russie et des Jeux de Sotchi.
Cette image publiée sur le site de la radio Echo de Moscou a déclenché un déluge de commentaires sarcastiques sur le blog de la station : « Les fous sont de sortie », « Il faudrait encore la mettre dans la bouche d'un avaleur de sabres au cirque », « Tout le monde se moque de ce relais de la flamme, et eux n'ont même pas honte ».
Une nouvelle étape insolite est prévue aujourd'hui à Krasnoïarsk, en Sibérie occidentale, où la température attendue est de -13 degrés : des hommes habitués au froid vont nager avec le flambeau olympique dans un cours d'eau entouré par la glace.
Et le 1er février prochain, le symbole de l'olympisme est attendu au mont Elbrouz (Caucase, 5 633 m), sommet le plus haut d'Europe.
(Source : AFP)

Dans l'espace, au pôle Nord ou au pied d'un volcan, le parcours de la flamme olympique à travers la Russie jusqu'aux JO de Sotchi en février est d'une imagination sans limite, qui coûte cher et suscite des commentaires ironiques sur les réseaux sociaux.Après une escale à bord de la Station spatiale internationale (ISS) et une sortie historique dans l'espace début novembre dans les mains de deux cosmonautes russes, le flambeau olympique est descendu samedi dans les eaux du lac Baïkal (Sibérie), le plus profond du monde (1 637 mètres).Trois plongeurs portant chacun une torche olympique et vêtus de combinaisons spéciales pour se protéger du froid se sont passé la flamme sous l'eau, à une profondeur de 13 mètres, avant de remonter à la surface, selon le comité d'organisation.Il s'agit d'une nouvelle étape insolite du...
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