Six obus de mortier sont tombés sur une zone frontalière du nord-est de l’Arabie saoudite proche de l’Irak, selon les autorités du royaume. Les obus sont « tombés mercredi dans une zone inhabitée à Hafr el-Baten, près du poste-frontière d’el-Auja (...) sans faire de victimes », a indiqué hier le porte-parole des garde-frontières saoudiens, le général Mohammad el-Ghamdi, cité par l’agence officielle SPA. Sans préciser la provenance des tirs, il a ajouté que les autorités saoudiennes étaient entrées en contact « avec les garde-frontières des pays voisins » et que « des mesures ont été prises pour déterminer l’origine des obus et empêcher la réédition de tels incidents ». Selon des habitants, des avions militaires saoudiens ont survolé le secteur hier matin.
À Bagdad, le chef du groupuscule chiite pro-iranien Jaïsh el-Mukhtar a revendiqué les tirs, affirmant qu’il s’agissait d’un « avertissement à l’Arabie saoudite », en raison de son hostilité aux chiites. La milice, a-t-il ajouté, a également été indignée par les Saoudiens et les Koweïtiens qui, selon lui, ont insulté la fille du prophète Mohammad. « Nous n’avons pas voulu que nos obus touchent une zone habitée afin d’épargner le sang (...) », a déclaré le chef du groupe Wathiq el-Battat au téléphone à Bagdad. Mais la prochaine fois, si l’Arabie saoudite persiste dans sa politique, nous irons plus loin et, petit à petit, nous atteindrons (son territoire) en profondeur, a averti Wathiq el-Battat, dont la crédibilité est mise en doute par les diplomates et responsables de la sécurité en Irak. Le chef a en outre indiqué que ses hommes avaient pénétré sur le territoire saoudien pour mener leur attaque, soulignant que « Hafr el-Baten est une zone pétrolière et vitale pour l’Arabie saoudite ».
La chute des obus intervient dans un contexte de tension régionale, alimentée par le conflit en Syrie, Riyad étant en tête des pays de la région soutenant l’opposition au régime de Bachar el-Assad, dont le principal appui est l’Iran. Hafr al-Baten, une région désertique proche du triangle frontalier avec l’Irak et le Koweït, était le quartier général des forces de la coalition internationale qui avaient délogé les forces irakiennes du Koweït en 1991. La région est de l’Arabie saoudite, où se concentre la minorité chiite de ce royaume dirigé par une dynastie sunnite, est riche en pétrole. La zone touchée par les obus est cependant éloignée des installations pétrolières ainsi que des zones de peuplement chiites.
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Acher basal acher toum...en bon franbanais,à chacun à son tour...les libanais qui ont tout basé sur les arabies..;sont des abrutis...synonyme de libanais par ailleurs depuis quelques années.
01 h 41, le 22 novembre 2013