Dans les milieux du 14 Mars, on continuait hier dans l’ensemble à imputer au Hezbollah et à sa participation à la guerre en Syrie la responsabilité du double attentat de Bir Hassan.
Le vice-président de la Chambre, Farid Makari, a souligné que « la responsabilité de l’attentat de Bir Hassan incombe au Hezbollah et à son secrétaire général, Hassan Nasrallah, parce qu’ils ont contribué à drainer les effets catastrophiques de la crise syrienne à l’intérieur du Liban ».
Se livrant à un jeu de mots à partir de l’appellation de « Bir Hassan », qui signifie « puits de Hassan », M. Makari a dit à la chaîne du Futur : « Nous nous trouvons aujourd’hui au fonds du puits de sayyed Hassan (Nasrallah). »
Selon lui, le Hezbollah « est la cause première des problèmes dont souffre le Liban ». « Ce parti joue un jeu suicidaire, mais c’est le corps du Liban et ceux des Libanais qui se déchirent », a-t-il dit.
Commentant les accusations lancées contre Israël au sujet du double attentat, il a déclaré : « Je n’innocente pas Israël parce qu’il est le principal bénéficiaire de toute œuvre de destruction au Liban et dans n’importe quel pays arabe. Mais je crois que l’intelligence humaine est telle qu’il lui est difficile de croire que c’est Israël qui est l’auteur de l’attentat de Bir Hassan. »
En tout état de cause, a-t-il poursuivi, le Hezbollah doit retourner rapidement au Liban pour ne plus donner le moindre prétexte à quiconque d’entreprendre des actions hostiles « contre ce pays ».
De son côté, Boutros Harb, député de Batroun, a constaté, dans une déclaration à la Voix du Liban 100,5, que le Liban « est entré dans le feu de la confrontation à caractère terroriste ».
Critiquant les propos tenus la veille par un responsable du ministère iranien des Affaires étrangères selon lequel la sécurité du Liban dépend de celle de l’Iran, M. Harb a souligné que les deux pays sont « indépendants » l’un de l’autre et émis le souhait que Téhéran « rende un service au Liban, celui de ne pas l’impliquer de plus en plus dans le conflit en Syrie ».
Il a également appelé le Hezbollah à se livrer à « une évaluation du prix que le Liban paie » pour cette implication.
Dans son communiqué hebdomadaire, le conseil supérieur du PNL a lui aussi annoncé son rejet des propos tenus par le responsable iranien, car ces propos consacrent selon lui « l’ingérence dans les affaires intérieures du Liban par le biais du Hezbollah ».
Pour sa part, Fouad el-Saad, député de Aley, s’est adressé en ces termes virulents au secrétaire général du Hezbollah : « Sayyed Hassan, l’expression “si je savais” n’atténuera guère demain l’ampleur de vos fautes et des péchés que vous commettez à l’encontre du Liban et des Libanais innocents, comme vous avez tenté de le faire après la guerre de juillet 2006 dans le but de vous disculper. »
Gemayel : « Ôtez vos mains »
Le chef des Kataëb, l’ancien président Amine Gemayel, a estimé quant à lui que le Liban « paie le prix de la démocratie et de la liberté, tout comme celui du message qu’il porte en lui ».
« Certaines parties profitent du climat de liberté pour abuser de notre sécurité et de notre stabilité », a ajouté M. Gemayel dans une déclaration à la Voix du Liban 100,5, déplorant « les ingérences et les moyens énormes mis en œuvre pour transformer le Liban en théâtre de conflit ».
« La plupart des problèmes du Liban ont une portée extérieure », a encore dit l’ancien chef de l’État, estimant que « les leaderships politiques libanais ne sont pas conscients de leurs devoirs à l’égard de la nation ».
« Libérez le peuple libanais et ôtez vos mains », a-t-il lancé, soulignant par ailleurs qu’il « n’est pas possible de qualifier de détail la participation du Hezbollah au conflit syrien ».


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MAUVAISE COMPARAISON, CAR AU FOND DU PUITS L'ON VOIT TOUJOURS SON IMAGE... COMPRENNE QUI POURRA !
12 h 25, le 23 novembre 2013