Les religieuses des Saints-Cœurs à Sioufi en compagnie des personnalités invitées au débat.
À l’occasion du 70e anniversaire de la fête de l’Indépendance, les collèges des sœurs des Saints-Cœurs à Achrafieh et à Kfarhbab (Ghazir) ont organisé des causeries qui ont été suivies de débats avec les élèves.
À Achrafieh (Sioufi), la conférence a porté sur trois thèmes : la loi électorale ; les réformes qui devraient être introduites au niveau du système électoral ; et le rôle des jeunes dans l’action politique et leur droit de vote. Ont participé à cette conférence l’ancien ministre et membre du directoire Kataëb, Sélim Sayegh, le député Alain Aoun, le président de la municipalité de Jbeil, Jean Hawat, ainsi que M. Makram Oueiss, professeur universitaire. Le débat a été dirigé par notre consœur Roula Moawad.
M. Sayegh a notamment déploré dans ce cadre le fait que le rôle des jeunes dans la vie politique soit marginalisé et court-circuité, soulignant l’importance sur ce plan de favoriser le débat politique dans les universités, lesquelles sont l’espace idéal pour le débat politique.
De son côté, Alain Aoun a estimé que le projet de loi électorale dite « orthodoxe » est le seul projet valable dans un pays dont le système est fondé sur le communautarisme.
Pour sa part, M. Jean Hawat a mis l’accent sur l’importance du rôle des jeunes dans la construction de l’avenir, évoquant à cet égard l’apport de la jeunesse de Jbeil dans le développement de leur ville.
Notons qu’en marge de la conférence, le collège a rendu hommage aux parents d’élèves qui sont militaires en les conviant à assister à une célébration spéciale de la fête de l’Indépendance au rythme de la musique de l’orchestre des Forces de sécurité intérieure sous la direction du commandant Ziad Mrad. Un trophée a été décerné au commandant Mrad par la directrice du collège, sœur Hélène Richa.
À Kfarhbab
La célébration de la fête de l’Indépendance a également été marquée par une causerie au collège des sœurs des Saints-Cœurs de Kfarhbab. Étaient conviés au débat avec les élèves le professeur Pascal Monin (Université Saint-
Joseph) et Assaad Chaftari, ancien responsable au sein des Forces libanaises durant la guerre.
Le professeur Monin a évoqué à cette occasion les causes de la guerre civile libanaise et ses retombées sur la société. Il a établi dans ce cadre une distinction entre la mémoire relative à des événements donnés, qui peut être biaisée en fonction des intérêts d’une quelconque faction, et l’histoire, qui est un processus complexe. M. Monin a invité dans son intervention les jeunes à prendre leur avenir entre leurs mains afin de réaliser leurs aspirations.
Quant à M. Assaad Chaftari, il a exposé son expérience personnelle durant la guerre, mettant l’accent à cet égard sur l’importance du pardon et de l’abnégation, de manière à « dépasser les considérations d’ordre personnel au bénéfice de la patrie ».
Un documentaire réalisé par les élèves a été projeté à la fin de la causerie.


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