Rechercher
Rechercher

Liban

Sleiman : Le Liban ne tolérera pas les règlements de compte sur son territoire

Le chef de l'Etat a écourté sa visite au Koweït où se tient le sommet arabo-africain.

Le président Sleiman prononçant son allocution hier lors du troisième sommet arabo-africain. Photo Dalati et Nohra

Le président Michel Sleiman a fermement condamné le double attentat-suicide commis hier matin contre l’ambassade d’Iran à Beyrouth. « Le Liban ne permettra pas au terrorisme importé de détruire son tissu social et ne permettra pas aux parties étrangères de régler leur compte sur son sol », a dit le chef de l’État. Le président Sleiman et son épouse Wafa’ Sleiman, qui participaient au sommet arabo-africain au Koweït, ont été contraints d’écourter leur visite hier suite au double attentat qui a secoué la banlieue sud, le chef de l’État remerciant les présidents des délégations participantes au sommet, notamment celles qui lui ont présenté les condoléances pour les victimes des deux attentats de Jnah et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.


M. Sleiman a souligné dans son allocution devant les délégations l’importance du sommet et des relations entre le monde arabe et l’Afrique. Il a, dans ce contexte, appelé à une tenue périodique du sommet, tous les trois ans, pour assurer le succès de sa mission. Il a par ailleurs indiqué qu’Israël menace les Libanais et les Arabes qui investissent dans le continent africain, et les empêche de mener à bien leurs activités. « Les pays africains amis qui bâtissent leurs systèmes politiques sur les bases de la démocratie et de la loi tiendront pourtant à assurer la protection légale à tout investisseur et à toute personne résidant sur leurs territoires, notamment les Arabes », a assuré le président.


« L’Afrique et le monde arabe ont longtemps souffert des tensions et conflits. Aujourd’hui, nous suivons avec beaucoup d’espoir et de joie l’évolution arabe et africaine vers la démocratie, la liberté et les réformes, malgré les violences et les menaces d’extrémisme. Au Liban, nous œuvrons pour notre part à neutraliser le pays à travers la déclaration de Baabda, pour le garder à l’écart des tensions et des conflits régionaux, et de leurs répercussions négatives. Nous travaillons sur ce plan avec l’ONU, le Groupe de soutien international et les États du Conseil de coopération du Golfe, pour régler les problèmes et pertes économiques subies par le Liban et évaluées par la Banque mondiale à 7,5 milliards de dollars. Nous œuvrons, par ailleurs, à trouver des solutions rapides à la crise des réfugiés syriens qui prend une ampleur considérable et menace l’existence même de l’entité libanaise », a par ailleurs affirmé le chef de l’État.


En marge du sommet, le président Sleiman a tenu une série d’entretiens, notamment avec l’émir du Koweït, cheikh Sabah el-Ahmad el-Jaber el-Sabbah. Les discussions entre les deux responsables ont porté sur les relations bilatérales. M. Sleiman a remercié l’émir pour le soutien permanent de son pays au Liban, notamment au niveau du dossier des réfugiés syriens. Il a, à ce titre, salué le congrès tenu au Koweït en janvier 2013, pour soutenir les réfugiés syriens et qui sera suivi par un autre congrès, en janvier 2014. M. Sleiman a de même rencontré son homologue égyptien, Adli Mansour, avec lequel il a abordé la situation en Égypte et dans la région, ainsi que les relations bilatérales. Le président libanais a également rencontré le secrétaire général adjoint de l’ONU, Jan Eliasson, lequel a confirmé l’attachement du secrétaire général, Ban Ki-moon, à aider le Liban à tous les niveaux. M. Sleiman a en outre reçu dans son lieu de résidence le ministre britannique du Développement et de la Coopération, Alain Duncan, qui a réitéré le soutien de son pays au Liban, « surtout en cette période critique que traverse la région ».

Lire aussi

Un toit, des murs, l'éditorial de Issa Goraieb

Chronique d’une tragédie annoncée, l'article d'Elie Fayad

Double attentat « à l’irakienne » contre l’ambassade d’Iran à Beyrouth

Diaporama

Dans la banlieue-sud de Beyrouth, l'horreur, de nouveau

Repère

Les répercussions du conflit syrien sur le Liban

 

Le président Michel Sleiman a fermement condamné le double attentat-suicide commis hier matin contre l’ambassade d’Iran à Beyrouth. « Le Liban ne permettra pas au terrorisme importé de détruire son tissu social et ne permettra pas aux parties étrangères de régler leur compte sur son sol », a dit le chef de l’État. Le président Sleiman et son épouse Wafa’ Sleiman, qui participaient au sommet arabo-africain au Koweït, ont été contraints d’écourter leur visite hier suite au double attentat qui a secoué la banlieue sud, le chef de l’État remerciant les présidents des délégations participantes au sommet, notamment celles qui lui ont...
commentaires (5)

NOBLES SOUHAITS ! MAIS...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

21 h 20, le 21 novembre 2013

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (5)

  • NOBLES SOUHAITS ! MAIS...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    21 h 20, le 21 novembre 2013

  • Paroles et paroles dans un Liban ou les règlements de compte restent le meilleur rempart pour touts les pays arabes . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    11 h 30, le 20 novembre 2013

  • Gag....et regag.

    GEDEON Christian

    10 h 47, le 20 novembre 2013

  • Comment le Liban peut-il empêcher "les parties étrangères de régler leur compte sur son sol" si ce sont de puissantes branches locales de ces parties étrangères qui règlent ce compte et empoisonnent le pays ?

    Halim Abou Chacra

    04 h 45, le 20 novembre 2013

  • Maintenant, avec ses paroles, je me sent protégé. ouf.

    Daniel Lange

    03 h 10, le 20 novembre 2013

Retour en haut