Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Nucléaire Iranien

Poutine fait grandir les attentes avant la réunion de Genève

Rohani met en garde contre les « demandes excessives ».

Le président russe Vladimir Poutine a évoqué hier, après un entretien avec son homologue iranien Hassan Rohani, « une chance réelle » de résoudre la question nucléaire Iranienne, faisant encore grandir les attentes avant la reprise des discussions. Genève accueille demain la troisième réunion en un peu plus d’un mois, avec pour enjeu de commencer à mettre fin aux soupçons vieux d’une décennie sur les efforts nucléaires de Téhéran soupçonné de vouloir se doter de l’arme atomique. La semaine dernière, l’espoir d’un accord s’était évanoui après trois jours d’intenses négociations, après notamment des objections de la France. Avant M. Poutine, des responsables américains, européens et russes ont affirmé qu’un accord dit « intérimaire » était cette fois à portée de main. Mais la pression est montée dimanche avec des déclarations de François Hollande en Israël où il a détaillé quatre demandes précises : mettre l’intégralité des installations nucléaires iraniennes sous contrôle international, suspendre l’enrichissement (d’uranium) à 20 %, réduire le stock existant et, enfin, arrêter la construction de la centrale d’Arak.
Hassan Rohani a semblé répliquer à François Hollande hier, selon ses propos rapportés en Iran après son entretien avec Vladimir Poutine. « Tout le monde doit avoir à l’esprit que les demandes excessives peuvent compliquer le processus vers un accord gagnant-gagnant », a-t-il ainsi déclaré.

Offensive de charme
Un nouvel échec renforcerait, dans chaque camp, les adversaires résolus d’un accord. M. Rohani, dont l’entrée en fonctions en août a redonné de l’élan aux discussions, risque de perdre le soutien du chef suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, si son offensive de charme diplomatique envers l’Occident ne porte pas ses fruits rapidement. L’absence d’accord, ou la conclusion d’un accord jugé trop complaisant envers l’Iran, compliquerait aussi la tâche du président américain Barack Obama, qui veut dissuader le Congrès de durcir encore les sanctions contre Téhéran.
En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu mène campagne contre les négociations, et accuse le secrétaire d’État américain John Kerry de vouloir conclure à tout prix « un très mauvais accord ». M. Kerry a ainsi annoncé qu’il irait en Israël vendredi, dans la foulée de la réunion de Genève.

(Source : AFP)

Le président russe Vladimir Poutine a évoqué hier, après un entretien avec son homologue iranien Hassan Rohani, « une chance réelle » de résoudre la question nucléaire Iranienne, faisant encore grandir les attentes avant la reprise des discussions. Genève accueille demain la troisième réunion en un peu plus d’un mois, avec pour enjeu de commencer à mettre fin aux soupçons vieux d’une décennie sur les efforts nucléaires de Téhéran soupçonné de vouloir se doter de l’arme atomique. La semaine dernière, l’espoir d’un accord s’était évanoui après trois jours d’intenses négociations, après notamment des objections de la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut