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Liban

Nouveaux noms dans le scandale financier du couple Bachir

Le procureur général près le parquet financier, Ali Ibrahim, a engagé hier des poursuites contre le secrétaire général du Haut-Comité de secours, le général Ibrahim Bachir, et son épouse, et contre le propriétaire de la société FawCo, Hussein Fawaz, et son épouse, pour détournement de fonds publics contenus dans la caisse du HCS et pour blanchiment d’argent. La décision du procureur a fait suite à un interrogatoire qu’il a mené avec le général Bachir pendant 45 minutes. Il l’a déféré ensuite, avec les trois autres suspects, devant le premier juge d’instruction de Beyrouth, Ghassan Oueidate. Il doit émettre éventuellement des mandats d’arrêt contre eux.
Le secrétaire général du Haut-Comité de secours se trouve actuellement en détention à la prison de Rihaniyé, alors que son épouse, qui avait été maintenue au dépôt du ministère de la Justice, a dû être hospitalisée hier après avoir été victime d’un malaise. Les suspects risquent 15 ans de prison s’ils sont reconnus coupables, selon la loi sur le blanchiment d’argent.

Plusieurs versions
Par ailleurs, des informations ont été véhiculées sur les transferts confidentiels effectués par Ibrahim Bachir vers le compte de son fils au Belarus. Ils seraient passés par « l’une des banques privées les plus connues, qui en a notifié le comité spécial de lutte contre le blanchiment d’argent ». Ce comité, intégré à la Banque du Liban, a alors renforcé le suivi des mouvements de comptes de la famille Bachir, sur la base desquels il a réussi à constituer un dossier prouvant le transfert par Ibrahim Bachir de la somme de 3 600 000 dollars, au nom de sa femme, vers le compte de leur fils au Belarus. Le comité a ensuite remis ce dossier au procureur général, après en avoir informé la BDL et la présidence du Conseil.
Cette version est détaillée par l’avocat Majed Fayad, cité par le site d’information nowlebanon, qui estime que « ces mesures légales n’auraient pu être appliquées si le Premier ministre sortant Nagib Mikati avait refusé de lever l’immunité sur le général Bachir, en sa qualité de fonctionnaire public ». Selon des sources citées par nowlebanon, ce dernier refusait habituellement de rendre des faveurs ou des services à ceux qui le lui demandaient, à commencer par Souheil Bouji, le secrétaire général du bureau du Conseil des ministres, et jusqu’au Premier ministre lui-même, ce qui aurait facilité la levée de son immunité.
Les milieux du Grand Sérail s’abstiennent de tout commentaire sur un dossier pris en charge désormais par la justice. Des sources proches de la présidence du Conseil estiment néanmoins que le secrétaire général du HCS aurait recouru à la méthode de politisation du dossier pour en dissoudre l’objet essentiel : celui de la corruption.
Le procureur général près le parquet financier, Ali Ibrahim, a engagé hier des poursuites contre le secrétaire général du Haut-Comité de secours, le général Ibrahim Bachir, et son épouse, et contre le propriétaire de la société FawCo, Hussein Fawaz, et son épouse, pour détournement de fonds publics contenus dans la caisse du HCS et pour blanchiment d’argent. La décision du procureur a fait suite à un interrogatoire qu’il a mené avec le général Bachir pendant 45 minutes. Il l’a déféré ensuite, avec les trois autres suspects, devant le premier juge d’instruction de Beyrouth, Ghassan Oueidate. Il doit émettre éventuellement des mandats d’arrêt contre eux. Le secrétaire général du Haut-Comité de secours se trouve actuellement en détention à la prison de Rihaniyé, alors que son épouse, qui avait...
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