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Moyen Orient et Monde - Philippines

La colère gronde face à la lenteur de l’aide

Des milliers de Philippins tentaient désespérément de quitter une ville dévastée par le typhon, toujours jonchée de corps hier, dans un climat de plus en plus tendu face à l’arrivée atrocement lente de l’aide.
Alors que le bilan devrait se chiffrer en milliers de morts – même si les estimations sont pour l’instant difficiles –, les cadavres continuaient d’encombrer les rues de certaines zones affectées, où flottait une forte odeur de décomposition. Ajoutant au lourd bilan, les autorités ont annoncé hier que huit personnes avaient été tuées la veille dans l’effondrement d’un mur d’un entrepôt de riz en train d’être pillé par la foule à Alangalang. Les pillards sont repartis avec plus de 100 000 sacs de 50 kilos de riz chacun, a précisé Rex Estoperez, porte-parole de l’Autorité nationale de l’alimentation.
D’autre part, les autorités ont été forcées hier de reporter un enterrement collectif dans la ville en ruine de Tacloban, en raison de coups de feu, a expliqué le maire Alfred Romualdez. Cinq jours après le passage du typhon Haiyan, de nombreux sinistrés de Tacloban ont perdu tout espoir et cherchent à tout prix à fuir cette apocalypse. Certains d’entre eux, épuisés, traumatisés et affamés, ont provoqué une bousculade hier matin à l’aéroport de la ville, en ruine, suppliant de pouvoir embarquer dans un des rares avions qui quittent la ville. Une petite fille de sept ans s’est évanouie, écrasée par la foule. Faute d’approvisionnement en eau, nourriture, médicaments et abris, des survivants ont pris les armes pour piller les bâtiments encore debout. Pour décourager les pillards, un couvre-feu a été instauré à Tacloban et quelque 2 000 soldats et policiers y ont été déployés.
L’Organisation mondiale de la santé a, de son côté, mis en garde contre les risques de maladies liées notamment à l’eau. Malgré les promesses de dons de la communauté internationale et l’envoi d’une armada de navires de guerre occidentaux, dont la plupart mettront plusieurs jours à arriver, l’aide parvient encore au compte-gouttes, même si les autorités ont assuré que toutes les routes avaient désormais été dégagées sur les deux îles les plus touchées. Et les annonces ou promesses d’aide, financière ou matérielle, continuaient à affluer.
Au total, l’ONU estime que plus de 11 millions d’habitants, soit plus de 10 % de la population du pays, ont été affectés par cette catastrophe, dont 673 000 ont été déplacés. Et selon l’Organisation internationale du travail, quelque trois millions de personnes ont perdu temporairement ou définitivement leur moyen de subsistance.
(Source : AFP)
Des milliers de Philippins tentaient désespérément de quitter une ville dévastée par le typhon, toujours jonchée de corps hier, dans un climat de plus en plus tendu face à l’arrivée atrocement lente de l’aide.Alors que le bilan devrait se chiffrer en milliers de morts – même si les estimations sont pour l’instant difficiles –, les cadavres continuaient d’encombrer les rues de certaines zones affectées, où flottait une forte odeur de décomposition. Ajoutant au lourd bilan, les autorités ont annoncé hier que huit personnes avaient été tuées la veille dans l’effondrement d’un mur d’un entrepôt de riz en train d’être pillé par la foule à Alangalang. Les pillards sont repartis avec plus de 100 000 sacs de 50 kilos de riz chacun, a précisé Rex Estoperez, porte-parole de l’Autorité nationale de...
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