Lady Gaga a fait les choses en grand pour le lancement de son nouvel album, en volant à l’aide d’un équipement spécial propulsé par des batteries, baptisé Volantis. Emmanuel Dunand/AFP
Lady Gaga a chanté Aura face à une énorme statue blanche de Koons la représentant nue, les jambes écartées et tenant un ballon bleu géant cachant son entrejambes. Devant les journalistes, Lady Gaga s’est envolée à l’aide d’un équipement spécial propulsé par des batteries, baptisé Volantis, pour proclamer une nouvelle révolution culturelle. « Je pense que si vous avez une voix et êtes un personnage public, et que vous avez la possibilité de commencer une révolution, je pense que c’est votre devoir de la faire », a-t-elle affirmé. Son équipement a toutefois connu quelques ratés, et après avoir décollé pour quelques secondes à plusieurs reprises, elle a dû terminer à pied le trajet la menant jusqu’aux caméras des journalistes.
Artpop marque le retour sous les projecteurs de Stefani Germanotta, connue sous le nom de Lady Gaga, après plusieurs mois d’absence forcée. La New-Yorkaise de 27 ans, qui a bâti sa réputation autant par ses tubes que par un buzz permanent, a dû subir une opération à la hanche qui a retardé la sortie de son nouveau disque. La « reine de la pop », détrônée par de nouvelles venues comme Miley Cyrus ou Katy Perry, cherche à reconquérir sa couronne.
Pour ce nouvel album, elle a ainsi collaboré avec plusieurs artistes contemporains parmi les plus cotés au monde, dont Jeff Koons qui l’a représentée en Venus de Botticelli postmoderne sur la pochette de l’album. En France, le metteur en scène américain Bob Wilson présentera au musée parisien du Louvre une vidéo réalisée avec elle. L’album est accompagné d’une application téléchargeable que la star vante comme mêlant art, musique, mode et technologies.
Le disque, sur lequel a notamment travaillé le jeune DJ français Madeon, mixe R’n’B, techno, rock et disco et Lady Gaga y démontre une nouvelle fois sa capacité à écrire des refrains accrocheurs. Elle y reprend ses thèmes fétiches : le désir et le sexe, les drogues, les questions d’identité et de genre, la célébrité, la mode et la créativité. Les premières critiques parues aux États-Unis et au Royaume-Uni ont toutefois été mitigées. « Il y a très certainement de la bonne pop sur le nouvel album de Lady Gaga. Mais la partie “art” est plus difficile à discerner », a écrit The Guardian.
(Source : AFP)


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