« Si jamais nous nous sentons humiliés, nous ferons le nécessaire pour garder la tête haute », a indiqué M. Souhaid au cours de la conférence de presse qu’il a tenue à Qartaba.
M. Souhaid a tenu hier une conférence de presse dans son domicile de Qartaba pour clarifier l’incident derrière le blocage de routes dans le caza de Jbeil samedi, sur fond de dispute personnelle entre les familles Almat et Choucair. Celle-ci avait éclaté au courant de la semaine.
Il a sur ce plan assuré que la dispute revêtait un caractère individuel et rappelé que deux personnes des deux familles belligérantes ont été convoquées par la justice au sérail de Jbeil. « L’une d’elles a comparu et l’autre non. La personne qui a accepté de se soumettre à la loi a alors été relâchée. Les proches de la seconde personne convoquée ont attendu samedi pour couper la route de Qartaba, bloquant le passage à des dizaines de conducteurs pendant plus d’une heure », a-t-il expliqué, ajoutant que « les forces de l’ordre ont tenté de rouvrir la route mais sans succès ».
Et de poursuivre : « Il existe dans le caza de Jbeil une partie qui croit posséder un surplus de pouvoir au Liban et croit pouvoir hypothéquer la décision jbeiliote dans les domaines de la politique, de la sécurité et même au niveau de la propriété des terres dans la région », en allusion au Hezbollah. « C’est ce qui s’est passé avec l’Église maronite en 2011 à Lassa. Nous nous interrogeons aujourd’hui sur le rôle du Hezbollah dans tous ces événements. Est-il derrière cette intimidation imposée par quelques citoyens sur les habitants de Jbeil ? Que le Hezbollah au moins dénonce tous ces incidents. Dans la banlieue sud, les habitants n’ont pas pu supporter les barrages du Hezbollah.
Allons-nous les accepter ici ? », s’est-il interrogé.
M. Souhaid a en outre estimé qu’ « une culture d’un nouveau genre vient de débarquer à Jbeil, celle du blocage des routes ». « Cette culture divise automatiquement les citoyens en deux groupes : ceux qui bloquent les routes, des jeunes habillés de chemises noires qui se croient tout permis et qui contrôlent la vie des gens, et ceux qui restent impuissants dans leurs voitures, incapables de riposter », a-t-il assuré. Clamant que les premiers l’ont personnellement menacé et s’en sont pris au président de la République, il s’est enfin adressé en ces termes aux fauteurs de troubles de samedi : « Cessez ces agissements à Jbeil. Nous refusons ici toute injustice et nous sommes prêts à sauvegarder notre dignité. Même si nous ne désirons pas avoir recours au langage du sang et aux problèmes, si jamais nous nous sentons humiliés, nous ferons le nécessaire pour garder la tête haute. Ni vous ni les personnes qui vous couvrent ne peuvent agir de la sorte dans la région de Jbeil. »

