Le pilote Honda qui pouvait se contenter de la quatrième place pour coiffer la couronne mondiale a rendu une copie propre, troisième d’une course dominée par son compatriote et ultime rival pour le titre, Jorge Lorenzo (Yamaha).
« Ce n’était pas à moi de prendre des risques et je ne devais surtout pas commettre d’erreur. Mission accomplie », a expliqué le nouveau champion du monde, en larmes dans les bras de son père peu après l’arrivée.
Son exploit n’est pas mince alors que les favoris pour le titre en début de saison étaient son équipier et compatriote Dani Pedrosa (2e dimanche), Jorge Lorenzo, voire l’Italien Valentino Rossi. Tous des vieux briscards.
Sa première saison en motoGP devait être une campagne d’apprentissage mais elle s’est muée en un parcours triomphal ponctué par six victoires (pour huit à Lorenzo), neuf pole positions (sur 18 possibles), onze meilleurs tours en course et seize podiums.
Pas mal pour un « rookie » ! Car Marquez est aussi le premier pilote depuis 35 ans à décrocher le titre dès sa première saison dans cette catégorie reine, comme l’avait fait l’Américain Kenny Roberts (Yamaha) en 1978.
À 20 ans et 266 jours, le natif de Cervera est aussi le plus jeune champion du monde de l’histoire dans la catégorie reine. Il détrône la légende américaine Freddie Spencer qui avait été sacré en 1983 à l’âge de 21 ans et 258 jours.
Certes, ce frêle jeune homme de 59 kg a bénéficié des chutes et des pépins physiques de Lorenzo et Pedrosa. Mais son sang-froid a fait l’admiration de tous tout au long de la saison.
Avec ce couronnement, l’Espagne a réalisé le carton plein cette saison, les trois catégories ayant récompensé trois pilotes ibériques puisque Pol Espargaro en moto2 et Maverick Vinales en moto3 ont eux aussi été sacrés champions du monde.
(Sources : agences)

