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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’Iran et les Occidentaux déterminés à trouver un accord

Malgré l’échec des négociations à Genève, l’optimisme est de mise.

Catherine Ashton et Mohammad Javad Zarif répondant aux questions des journalistes lors de la conférence de presse de clôture des travaux à Genève. Fabrice Coffrini/AFP

L’Iran et les grandes puissances restaient déterminés hier à trouver un accord sur le programme nucléaire de Téhéran, malgré l’échec de trois jours de négociations à Genève. La réunion, porteuse d’espoir, a permis de s’approcher, après d’intenses discussions, d’un accord sur le programme nucléaire iranien, officiellement purement civil mais soupçonné d’avoir pour objectif l’accession à l’arme atomique. Une nouvelle réunion est prévue le 20 novembre, que la Suisse s’est dit hier prête à accueillir.
En dépit de l’échec, les commentaires étaient plutôt optimistes. Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle estimait qu’on était « plus proches d’une solution raisonnable que nous ne l’avons été depuis des années », le secrétaire d’État américain John Kerry saluait « les progrès accomplis », le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif affirmait ne « pas être déçu » malgré l’absence d’accord, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a souligné que les négociations avaient été « très substantielles » et, enfin, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a estimé qu’un accord « est sur la table et peut être conclu ».
Les négociations ont buté sur les exigences de clarification de certains participants, en particulier la France, dans la rédaction d’un accord temporaire de six mois, première étape « vérifiable » vers un accord permanent. Le groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), l’Iran et l’UE se sont engagés à ne rien dévoiler du contenu de leurs discussions par souci d’efficacité. Des garanties étaient notamment demandées sur le sort du réacteur à eau lourde d’Arak, en construction pour être fonctionnel à l’été 2014, et sur la fabrication de plutonium. Et surtout, l’Occident veut des garanties concernant les capacités d’enrichissement d’uranium de l’Iran. M. Zarif n’a pas exclu de nouvelles négociations sur Arak. « Nous insistons sur nos droits et sur notre technologie (nucléaires), mais en même temps, nous sommes disposés à dissiper les inquiétudes des autres parties », a-t-il dit.
 En écho, le président iranien Hassan Rohani a répété hier que son pays refusait de céder ses « droits nucléaires ». Il a défendu devant le Parlement « les droits nucléaires dans le cadre des régulations internationales, ce qui inclut l’enrichissement (d’uranium) sur le sol iranien ». En échange d’un accord, l’Iran espère un allègement « limité et réversible » de certaines sanctions.
La détermination française a dans un premier temps irrité certains diplomates. Mais on reconnaissait de source diplomatique que « différents points posaient problème pour différents pays, pas seulement la France ». M. Kerry a assuré que les États-Unis n’étaient ni « aveugles » ni « stupides », se défendant d’avoir cherché à précipiter un accord. « Il y aura un bon accord ou il n’y en aura pas », a-t-il réaffirmé. De son côté, le principal parti iranien d’opposition, en exil, a estimé que tout accord qui ne prévoit pas l’arrêt « complet » du programme nucléaire iranien donne à Téhéran la possibilité d’acquérir l’arme nucléaire.
Nonobstant, l’atmosphère optimiste des pourparlers pourrait avoir un premier résultat concret. L’AIEA, dont le directeur général Yukiya Amano sera aujourd’hui à Téhéran, espère obtenir des concessions de l’Iran sur le programme de vérification de ses installations nucléaires, notamment la base militaire de Parchin.
(Source : AFP)
L’Iran et les grandes puissances restaient déterminés hier à trouver un accord sur le programme nucléaire de Téhéran, malgré l’échec de trois jours de négociations à Genève. La réunion, porteuse d’espoir, a permis de s’approcher, après d’intenses discussions, d’un accord sur le programme nucléaire iranien, officiellement purement civil mais soupçonné d’avoir pour objectif l’accession à l’arme atomique. Une nouvelle réunion est prévue le 20 novembre, que la Suisse s’est dit hier prête à accueillir.En dépit de l’échec, les commentaires étaient plutôt optimistes. Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle estimait qu’on était « plus proches d’une solution raisonnable que nous ne l’avons été depuis des années », le secrétaire d’État américain John Kerry...
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