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Liban

L’annonce de Charbel ne convainc pas vraiment les notables de Tripoli

Les notables de Tripoli ont accueilli avec un enthousiasme très mesuré l’annonce faite par le ministre sortant de l’Intérieur du lancement de la seconde étape du plan sécuritaire pour la capitale du Nord.
« M. Charbel n’a pas évoqué un plan de sécurité en tant que tel : il a parlé d’un projet de plan sous étude. Sauf que nous, nous avons besoin de n’importe quel plan à même de préserver la sécurité de la ville, ramener la stabilité et permettre aux gens de retourner à leurs travaux. Tripoli est extrêmement fatiguée, pas uniquement Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen ; les dérapages sécuritaires sont partout : jeudi soir, lors d’un mariage dans le quartier du Tell, les tirs n’ont pas cessé et personne n’a bougé le petit doigt, ni l’armée ni les FSI », a relevé le député Mohammad Kabbara, interrogé par l’agence al-Markaziya.
Pour l’ancien député de la ville et membre du bureau politique du courant du Futur, Moustapha Allouche, « ce n’est pas la première fois, loin de là, que l’armée et les FSI se déploient dans les venelles » de Tripoli. « Le problème est : dans quelle direction va ce plan ? Jusqu’à quand durera-t-il – une semaine, deux, un mois ? Les mèches resteront à vif », a-t-il déploré.
Quant au député Kataëb Samy Gemayel, il a relevé que « si l’État était présent à Tripoli, nous n’en serions pas là – et cela est valable pour toutes les régions du Liban. Tous les Libanais paient le prix de ce qui se passe : aujourd’hui, nous attendons de voir qui va gagner en Syrie pour décider comment former un gouvernement », a-t-il dénoncé, déplorant qu’une faction politique « ne veut en aucun cas » qu’un nouveau cabinet voie le jour...
En attendant, sur le terrain, les éléments des FSI postés au barrage devant le Sérail de Tripoli ont tiré en l’air lorsqu’une voiture a refusé de s’arrêter au check-point. Le conducteur, Issa Houssam el-Bacha, été arrêté.

 

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