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Culture

Amine Issa, cet autre regard...

« Iran, Ouzbékistan, Égypte, Turquie...Et autrement ». Tel est le titre de l’ouvrage que signe Amine Issa aujourd’hui, vendredi, à 17 heures, au stand Tamyras.

Des instantanés du quotidien.

«Je suis un voyageur invétéré, un curieux inguérissable.» C’est ainsi que se décrit l’auteur qui a fait un jour ses armes dans le journalisme. Amine Issa a réussi à assembler, compiler des photos de ses multiples pérégrinations (de 2006 à 2013) pour les livrer dans un ouvrage teinté de charme et de poésie.
Dans le titre de ce carnet de voyages imagé, c’est le terme «autrement» qui saute aux yeux. Pourquoi autrement, est-on tenté de se demander et comment serait-ce autrement ? Les pays comme l’Iran, l’Ouzbékistan, l’Égypte ou la Turquie ne peuvent avoir changé. Leur configuration demeure la même. Les livres d’histoire et de géographie nous renseignent bien là-dessus et, récemment, les médias déversent chaque jour des milliers de témoignages écrits ou en images sur ces pays dans la tourmente.

Arrêt sur images
Et pourtant, c’est sur cet «autrement» qu’Amine Issa essaye de faire l’éclairage. Cet autre regard qu’il a porté sur ces lieux visités et, par la suite, apprivoisés. «J’ai toujours eu une affinité pour l’art islamique, précise l’auteur, c’est ce qui m’a amené à me rendre dans ces pays à maintes reprises. J’y suis allé sans idée préconçue, presque à la découverte de terrains que je voulais vierges.» Au cours de ces voyages, Issa réalise que les connaissances livresques sont si peu de chose par rapport à la réalité. «Ainsi, poursuit-il, un contact humain, un regard qu’on croise, un sourire qu’on capte sont beaucoup plus enrichissants que mille livres d’histoire truffés de chiffres.» Toutes ces impressions perçues, senties, volées parfois à partir d’un autobus qui roule prennent vie et s’animent en racontant des histoires. Leurs propres histoires. «Je ne cherche pas le sensationnel, dit l’auteur, mais l’humain, la beauté dans la simplicité.» C’est cette simplicité qu’il tente de partager avec l’autre.
Dans cette sélection de photos prises depuis 2008, des textes très minimalistes, épurés, épousent soudain l’image, s’y imbriquent, ouvrant ainsi les fenêtres à un grand espace imaginaire. Tout est instinctif chez lui, rien n’est élaboré ni fastidieux. Un chat dans une mosquée, des chaussures d’hommes bien alignées et cirées, des filles qui, bien que voilées, semblent avoir sous l’objectif de Issa les cheveux au vent léger. Mais également des instants de prière, de longue solitude dans des lieux sacrés. Les phrases ainsi que les descriptions sont brèves mais éloquentes. Elles suggèrent, évoquent, surprennent parfois. Sur ces pages glacées, c’est l’inattendu qui crée le rêve et la poésie. On pourrait ainsi s’attarder sur ce marchand de chapelets qui vend «non un objet, mais une posture», sur cette petite fille « qui joue au clic clac à l’âge des consoles», mais encore sur cet imam enfoui dans ses livres à la quête de Dieu, «il lui suffira de sortir de son magasin et de voir un homme passer pour trouver tout ce qu’il cherche, le reste n’est qu’approximation ». Plus qu’un bouquet d’images, l’ouvrage d’Amine Issa est une invitation à la rêverie de ce pays «autre»... enfoui en nous-mêmes.
«Je suis un voyageur invétéré, un curieux inguérissable.» C’est ainsi que se décrit l’auteur qui a fait un jour ses armes dans le journalisme. Amine Issa a réussi à assembler, compiler des photos de ses multiples pérégrinations (de 2006 à 2013) pour les livrer dans un ouvrage teinté de charme et de poésie. Dans le titre de ce carnet de voyages imagé, c’est le terme «autrement» qui saute aux yeux. Pourquoi autrement, est-on tenté de se demander et comment serait-ce autrement ? Les pays comme l’Iran, l’Ouzbékistan, l’Égypte ou la Turquie ne peuvent avoir changé. Leur configuration demeure la même. Les livres d’histoire et de géographie nous renseignent bien là-dessus et, récemment, les médias déversent chaque jour des milliers de témoignages écrits ou en images sur ces pays dans la tourmente....
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