Ariel Sharon avait donné l'ordre de ne pas tuer Yasser Arafat, a affirmé jeudi à l'AFP un ancien conseiller du Premier ministre israélien en réponse aux informations sur un possible empoisonnement au polonium du dirigeant historique palestinien.
"Ariel Sharon avait ordonné de tout faire pour éviter qu'Arafat --alors encerclé par l'armée israélienne dans la Mouqataa, le siège de la présidence palestinienne à Ramallah (Cisjordanie)--, ne soit pas tué par nos soldats", a expliqué Raanan Gissin qui était également porte-parole de l'ancien chef du gouvernement.
"Les instructions de Sharon étaient de prendre toutes les précautions pour qu'Israël ne soit pas accusé de la mort d'Arafat", a-t-il souligné. "C'est aussi pour cette raison que Sharon a permis l'évacuation vers un hôpital en France d'Arafat lorsqu'il s'est avéré qu'il était mourant".
Yasser Arafat est décédé le 11 novembre 2004 à l'hôpital militaire Percy de Clamart, près de Paris.
"Au lieu de lancer des accusations sans fondement contre Israël, les Palestiniens feraient mieux de s'interroger sur ceux qui dans l'entourage d'Arafat avaient intérêt à sa disparition et surtout qui a mis la main sur l'argent que contrôlait Arafat", a également affirmé Raanan Gissin.
Interrogé sur les menaces de mort qu'avait lancées Sharon dans le passé contre Arafat, M. Gissin a estimé qu'il ne s'agissait que de "déclarations politiques qui n'ont pas eu de suites opérationnelles".
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Yigal Palmor a nié mercredi toute responsabilité d'Israël dans la mort d'Arafat: "C'est l'épisode cent et quelque du feuilleton Souha (Arafat, la veuve du dirigeant palestinien) contre les successeurs d'Arafat", a-t-il ironisé dans une déclaration à l'AFP.
Les analyses des échantillons prélevés sur la dépouille d'Arafat par un laboratoire suisse ont conforté l'hypothèse d'un empoisonnement au polonium, selon une copie du rapport médical diffusée mercredi par la chaîne qatarie Al-Jazeera.
Les causes de la mort d'Arafat n'ont pas été élucidées, et nombre de Palestiniens soupçonnent Israël, qui a toujours nié, de l'avoir empoisonné.
"Ma fille et moi irons devant tous les tribunaux à travers le monde pour punir ceux qui ont commis ce crime", a déclaré, dans une interview à Al-Jazeera, Souha Arafat, qui a déposé plainte en 2012 en France, déclenchant une information judiciaire pour assassinat.
La thèse de l'empoisonnement avait été relancée par la diffusion en juillet 2012 d'un documentaire d'Al-Jazeera révélant des quantités anormales de polonium sur des effets personnels de Yasser Arafat, confiés par sa veuve à la chaîne, qui les a fait analyser par le laboratoire suisse.
"Ariel Sharon avait ordonné de tout faire pour éviter qu'Arafat --alors encerclé par l'armée israélienne dans la Mouqataa, le siège de la présidence palestinienne à Ramallah (Cisjordanie)--, ne soit pas tué par nos soldats", a expliqué Raanan Gissin qui était également porte-parole de l'ancien chef du gouvernement.
"Les instructions de Sharon étaient de prendre toutes les précautions pour qu'Israël ne soit pas accusé de la mort d'Arafat", a-t-il souligné. "C'est aussi pour cette raison que Sharon a permis l'évacuation vers un hôpital en France d'Arafat lorsqu'il s'est...

