Les New-Yorkais ont voté hier pour élire leur nouveau maire, scrutin sans surprise qui a vu succéder au milliardaire Michael Bloomberg un démocrate résolument ancré à gauche, Bill De Blasio, en compagnie de son épouse Chirlane McCray et de leurs deux enfants, Dante (16 ans) et Chiara (18 ans). Une « modern family » en phase avec une ville multiraciale. Spencer Platt/Getty Images/AFP
Les New-Yorkais votaient hier pour élire leur nouveau maire, scrutin sans surprise qui devrait voir succéder au milliardaire Michael Bloomberg un démocrate résolument ancré à gauche, Bill de Blasio.
Tôt dans la matinée, de nombreux électeurs votaient déjà dans les bureaux électoraux de la plus grande ville des États-Unis. Tous les sondages indiquent que M. de Blasio, un Italo-Américain de 52 ans marié à une Afro-Américaine, qui a promis un changement radical par rapport aux années Bloomberg, va écraser son adversaire républicain Joseph Lhota avec plus de 40 points d’avance. Un candidat indépendant, Adolfo Carrion, n’a jamais dépassé plus de 2 % des intentions de vote.
Mais l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous, à l’issue d’une campagne féroce mais sans grand souffle. « Je suis démocrate, j’ai voté de Blasio », confie ainsi Adriana (63 ans), qui refuse de donner son nom de famille, en sortant du bureau de vote à l’angle de la 7e avenue et de la 28e rue à Manhattan. Mais elle ne parle que de Michael Bloomberg, 71 ans, qui en 12 ans « a tellement fait pour la ville », pour les arts, la sécurité, la santé avec notamment l’interdiction de fumer dans les espaces publics. « De Blasio is OK », dit cette femme qui travaille dans l’humanitaire et admet être « un peu inquiète ». « Après Bloomberg, c’est dur de suivre », ajoute-t-elle. Mais elle a voté pour M. de Blasio, car « les jeunes ne peuvent plus vivre à New York, c’est tellement cher ». Scott de Nino, également démocrate, a, lui, préféré Joe Lhota. « J’aimais beaucoup Michael Bloomberg et j’espère que les choses ne vont pas trop changer », explique cet homme de 44 ans qui travaille dans la publicité. « Je n’ai pas eu le sentiment que de Blasio soit honnête », ajoute-t-il.
Survenue tardive
New York, qui héberge 8,3 millions d’habitants, compte six fois plus d’électeurs démocrates que de républicains, mais n’a plus élu de maire démocrate depuis 1989. Après Rudolph Giuliani (1994-2001) et Michael Bloomberg (2002-2013), Bill de Blasio, le médiateur élu de la ville, qui a surgi tardivement dans les sondages, s’est positionné comme un « progressiste, fier de l’être », défenseur des classes moyennes, des familles et des minorités. Il a dénoncé jour après jour les inégalités à New York, la ville qui compte le plus de milliardaires au monde mais dont 21 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Il s’est engagé à construire 200 000 logements sociaux dans une ville où les logements sont hors de prix, à défendre les hôpitaux de quartier et à remplacer le chef de la police en raison de la pratique controversée des fouilles de piétons, le « stop and frisk » qui vise surtout les jeunes Noirs et Latinos. Son idée phare, répétée de meeting en meeting, est d’imposer plus lourdement les New-Yorkais les plus riches pour financer l’école maternelle pour tous les enfants dès 4 ans.
La participation est généralement faible pour les municipales à New York, et jusqu’au bout, Bill de Blasio, du haut de son 1m95, a exhorté ses partisans à rester mobilisés. New York n’est pas la seule ville où l’on votait hier. Boston, Seattle et Detroit élisaient également leur maire.
(Source : AFP)
Tôt dans la matinée, de nombreux électeurs votaient déjà dans les bureaux électoraux de la plus grande ville des États-Unis. Tous les sondages indiquent que M. de Blasio, un Italo-Américain de 52 ans marié à une Afro-Américaine, qui a promis un changement radical par rapport aux années Bloomberg, va écraser son adversaire républicain Joseph Lhota avec plus de 40 points d’avance. Un candidat indépendant, Adolfo Carrion, n’a jamais dépassé plus de 2 % des intentions de vote.
Mais l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous, à l’issue d’une campagne féroce mais sans grand souffle. « Je suis démocrate,...

