Cette négociation « est vraiment une question distincte », a-t-il souligné. « Elle concerne l’emploi, l’économie, la compétition dans une économie mondiale avec parfois des règles de concurrence très discutables et fragiles (...). Cela ne devrait pas être confondu avec toutes les questions légitimes qui peuvent se poser concernant la NSA et d’autres activités », a-t-il ajouté. « Nous devons comprendre que, en tant que partenaires, nous sommes tous dans le même bateau. Nous nous efforçons tous de fournir une protection à nos citoyens (...). Il faut trouver le juste équilibre entre la protection de nos concitoyens et, évidemment, la vie privée de tous nos citoyens », a-t-il encore déclaré.
M. Kerry, qui est arrivé lundi soir en Pologne, a souligné que les négociations avec l’Union européenne pour un partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) devraient aboutir à la création « d’une des forces économiques les plus puissantes de la planète ». Le second cycle des négociations doit reprendre le 11 novembre à Bruxelles, après avoir été suspendu lors du
shutdown américain et la paralysie de l’État fédéral le mois dernier. Mais ces négociations ont également été affectées par la tempête diplomatique déclenchée par les révélations sur les opérations d’espionnage menées à l’étranger par l’agence américaine NSA.
Londres vs Berlin...
Concernant cette dernière question, des documents transmis par Edward Snowden, l’ex-consultant de la NSA, et des photographies aériennes « suggèrent » que le Royaume-Uni dispose d’un système d’espionnage sur le toit de son ambassade à Berlin, a rapporté hier le quotidien britannique The Independent, dans de nouvelles révélations sur cette affaire. « La station d’écoute secrète britannique est à un jet de pierre du Parlement allemand (...) et des bureaux d’Angela Merkel à la chancellerie », ajoute le journal. Interrogée, une porte-parole du Downing Street s’est refusée à tout « commentaire sur des questions de renseignement ».
Aussitôt l’article de l’Independent paru, l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Berlin, Simon McDonald, a été « invité pour une entrevue » au ministère allemand des Affaires étrangères. Le diplomate n’a pas été convoqué, comme cela avait été le cas pour l’ambassadeur américain, après que le gouvernement fédéral eut fait part de ses inquiétudes sur un possible espionnage du téléphone portable de la chancelière Merkel par les États-Unis. Le ministère allemand a demandé à M. McDonald « une prise de position sur les informations émanant de médias britanniques », et a souligné que « l’interception de communications depuis les locaux d’une mission diplomatique violerait le droit international ». La rencontre a « eu lieu dans l’après-midi au ministère et est terminée », a confirmé William Gartward, porte-parole de l’ambassade britannique à Berlin, sans autre précision.
(Source : AFP)

