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Culture

Laurent Costantini déclare sa flamme à Beyrouth

Récit poétique et déclaration enflammée, « Beyrouth Beyrouth » (Éd. Z) de Laurent Costantini est un bel hommage à la capitale libanaise.

Laurent Costantini, un regard sensible et profond...

Beyrouth est une femme. Fatale. Elle a conquis le cœur du photographe français Laurent Costantini au point d’y supplanter toutes les autres...villes, antérieurement visitées et aimées. «Fascinante, fougueuse et nonchalante», elle aimante ce jeune homme aux semelles de vent au point de le faire revenir régulièrement vers elle. Au point de reporter ad vitam æternam toutes les autres destinations qui le tentent. Au point de lui inspirer une lettre d’amour! Un texte poétique et sensuel, passionnel et... lucide. Et qui, au final, dresse un portrait à la fois plein d’émotion et de vérité de Beyrouth.
Depuis son premier séjour au pays du Cèdre en 2005, Laurent Costantini voue à sa capitale «un attachement irrésistible, viscéral», affirme-t-il. Confiant avoir «été ébloui, dans le taxi qui me transportait de l’aéroport vers mon hôtel, par la vision des nombreuses maisons abandonnées, témoins de la splendeur passée de cette ville, et bouleversé par ses stigmates de guerre», il éprouve le besoin de les immortaliser. Il reviendra ainsi, pour la deuxième fois, à peine six mois plus tard, pour continuer son exploration de ce patrimoine en péril, auquel en tant que «photographe d’architecture» il est particulièrement sensible.
Sillonnant la ville à pied pour en débusquer les vieux immeubles et anciennes demeures souvent dissimulés derrière la végétation sauvage des jardins abandonnés, Laurent Costantini tombe amoureux de ses quartiers les plus typiques: Gemmayzé, Kantari, Moussaitbé... En somme, tous les lieux témoins de l’ancien Beyrouth. Celui qu’avaient connu ses grands-parents, Aimée et André Payan, qui y avaient vécu durant cinq ans avant la guerre et dont les récits, les objets rapportés, la bibliothèque orientale qu’ils y avaient constitués ont forgé son imaginaire d’enfant et son attrait inconscient pour cette ville.

Anarchiste aux allures de grande dame
En huit ans d’allers-retours entre Nice, sa ville d’origine, et Beyrouth, son port d’attache, le jeune Français va ainsi découvrir les moindres recoins de la capitale libanaise, aimer ses différentes facettes et s’adapter à ses incessants changements de visage. «Car les trois quarts des maisons anciennes que j’ai photographiées ont disparu», déplore-t-il. Remplacées par des tours de béton. «J’aurais au moins contribué à en conserver une trace à travers mes clichés», déclare-t-il, attristé.
Mais en dépit de tout ce qui le «désespère» dans cette ville «vénéneuse et infidèle (...) qui s’offre au premier venu (...), dévore ses enfants (...), s’englue dans le béton et abuse de maquillage», Beyrouth garde à ses yeux son aura «d’anarchiste aux allures de grande dame; de cité fellinienne, violente, violée et voilée; de lieu en sursis».
Une fascination qui s’exprime par le besoin d’en «parler», de faire partager sa passion. Aussi bien à travers les images – dont certaines ont fait l’objet d’une exposition à l’Institut du monde arabe à Paris il y a quelques années* – que par les mots. Ceux de Beyrouth Beyrouth lui sont venus au gré de ses séjours sur place entre 2006 et 2008. Et, entraînant d’autres, ils seront suivis sous peu d’un roman auquel s’attelle Laurent Costantini et dont le personnage principal reste Beyrouth, d’hier et d’aujourd’hui!
L’auteur présentera son ouvrage au public au cours d’une rencontre avec Gérard Meudal, à l’Agora du BIEL, le mardi 5 novembre, à 17h, suivie d’une séance de signature au stand de la librairie Antoine à 18h. Il signera également le 7 novembre, à 17h, au stand Suisse (ASDEL).

* « Architectures de Beyrouth » (IMA,2009).
Beyrouth est une femme. Fatale. Elle a conquis le cœur du photographe français Laurent Costantini au point d’y supplanter toutes les autres...villes, antérieurement visitées et aimées. «Fascinante, fougueuse et nonchalante», elle aimante ce jeune homme aux semelles de vent au point de le faire revenir régulièrement vers elle. Au point de reporter ad vitam æternam toutes les autres destinations qui le tentent. Au point de lui inspirer une lettre d’amour! Un texte poétique et sensuel, passionnel et... lucide. Et qui, au final, dresse un portrait à la fois plein d’émotion et de vérité de Beyrouth. Depuis son premier séjour au pays du Cèdre en 2005, Laurent Costantini voue à sa capitale «un attachement irrésistible, viscéral», affirme-t-il. Confiant avoir «été ébloui, dans le taxi qui me transportait de...
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