« S’agit-il d’argent public alloué à la direction générale de la Sûreté générale dans le cadre du budget du gouvernement ou bien ce sont des aides faites par le directeur de la SG à titre personnel et de son propre compte ? » s’est demandé M. Keyrouz. « S’il s’agit d’argent public, sur quelles bases légales ces montants ont été débloqués du budget de la direction générale de la SG ? » a-t-il demandé.
M. Keyrouz s’est en outre interrogé de savoir si la
décision de débloquer cet argent a été prise en Conseil des ministres ou par le Premier ministre ou encore par le ministre de l’Intérieur. « Est-il du ressort de la direction générale de la SG d’accorder des aides financières pour couvrir des cas humanitaires comme le fait d’aider les familles des otages libanais et autres ? » a poursuivi M. Keyrouz. Et de conclure en soulignant que « conformément au principe d’égalité devant la loi », pour quelles raisons le directeur général de la SG n’a-t-il pas accordé de telles aides aux familles des détenus libanais, comme les familles de Boutros Khawand et de Joseph Sader, ainsi que des dizaines d’autres familles de détenus libanais en Syrie ?
Le comité estudiantin des FL
Par ailleurs, le bureau estudiantin des Forces libanaises (FL) a publié un communiqué dénonçant l’atermoiement
du gouvernement libanais concernant le dossier des détenus libanais en Syrie. Il a appelé à « permettre au Comité international de la Croix-Rouge d’entrer dans les prisons syriennes pour tirer au clair le sort des détenus ». Le comité estudiantin des FL a également appelé le gouvernement libanais à « rompre ses relations diplomatiques avec le régime syrien jusqu’à ce que des négociations sérieuses soient entamées dans ce cadre et que les détenus recouvrent leur liberté » et à promulguer une loi pour garantir le droit des détenus et de leurs familles à des indemnités.
De son côté, le Centre de Khiam pour la réhabilitation des victimes de la torture a salué l’appel lancé lundi par le secrétaire général du Hezbollah à désigner un cadre responsable pour suivre le dossier des détenus libanais en Syrie.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine