Les organisateurs de SyriArts Beirut jubilent et les services de sécurité de l’ambassade de France sont sur les dents! Les paparazzi vont devoir batailler comme à Stalingrad. Parce que Valérie Trierweiler débarque à Beyrouth. Elle passe à l’action. À l’humanitaire.
Après ses visites à Kinshasa et Goa pour attirer l’attention sur la misère de ce monde et dire son soutien aux victimes de violences, d’abandon et de misère, elle a choisi Beyrouth les 4 et 5 novembre, où elle s’associera à deux évènements : le Salon du livre francophone et l’expo SyriArts Beirut.
Ambassadrice de la fondation Danielle Mitterrand, dont elle défend les valeurs fondées sur l’absolu respect des droits humains, la Première dame de France se rendra ensuite auprès des enfants syriens réfugiés au Liban en compagnie de Nora Joumblatt. Cette dernière sera reçue après-demain jeudi à l’Élysée par Valérie Trierweiler pour discuter du programme.
Des cœurs sous les paillettes
Le Tout-Beyrouth économique, politique et social s’est retrouvé au BIEL samedi soir pour soutenir l’association caritative « Yadouna », récemment fondée par la Première dame Wafa’ Sleiman. Consacré à la prévention des maladies cardio-vasculaires chez les femmes, première cause de mortalité devant le cancer, le centre est dirigé par la spécialiste en cardiologie préventive Mira Tuéni (la fille de Micky et Salwa Tuéni), diplômée avec les honneurs de l’Imperial College of London.
Le chef de l’État Michel Sleiman, les ministres, les députés, les banquiers, les sociaux-mondains, tous ou presque étaient là. Nagib Mikati, retenu par les escalades de violence à Tripoli, était gentiment représenté par son épouse May. Du côté de ces dames, c’était un véritable déploiement d’élégance et de scintillements. Wafa’ Sleiman arborait une robe Élie Saab et un nouveau brushing ; Joyce Mokbel virevoltait dans un fourreau d’Andrea Odicini au haut entièrement perlé de corail et affichait un impressionnant collier en brillants centré par un cœur en diamant de plusieurs dizaines de carats ; une magnifique parure en saphir pendait au cou de Leila Solh Hamadé ; Lama Salam portait sa couronne, un chignon effet push-up impeccable ; sans oublier tous ces doigts et poignets des invitées étincelants de vrais ou faux solitaires et bracelets...
Le spectacle était dans la salle et dans les assiettes préparées par Sofil. Si bien que la performance offerte par Anthony Touma (The Voice) s’est déroulée dans un boucan d’enfer ! Le public ce soir-là est venu pour voir et se faire voir, pas pour écouter de la musique ou suivre une quelconque animation. D’ailleurs, il n’y a eu ni tombola ni vente aux enchères. Les donations ont été laissées à la discrétion des entreprises et des personnes.
Mozah, Carla et... Noha
Un dîner bien arrosé à l’Épicure de l’hôtel Bristol pour Patrick et Noha Baz qui célébraient dans l’agitation de la rentrée parisienne un double événement : leurs noces de perle et le lancement de S’affranchir d’un monde désenchanté, Jacques Delors hier et aujourd’hui, écrit à quatre mains par leur fille Stéphanie Baz Hatem et Nadège Chambon. Mais ce soir-là, Noha s’est moins penchée sur son assiette gastronomique et sur la vision politique de Monsieur Delors. Elle était attirée comme un aimant par deux têtes installées à une table voisine : la Shéhérazade des temps modernes cheikha Mozah Bint Nasser al-Missned, dînant sans sa petite cour, avec Carla Bruni Sarkozy.
De retour à Beyrouth, elle se rattrape en organisant sa petite bombe festive. Elle réunit autour de Jean-Paul Gachon, maître ès vins débarqué spécialement de Paris les bras chargés de produits rares, une assemblée gourmande et passionnée de vin, comme l’ambassadrice Hilary Child-Adams, Pierre Doumet, Issa et Youmna Gorayeb, Sami et Rania Akhrass, Charlotte Gachon-Nazarian, Roni et Nada Richa, Fadlallah Dagher et d’autres, qui de Silex (le Dagueneau 2005 a fait l’unanimité) en Selosses (un goût inimitable et une référence en Champagne) ont écouté religieusement les explications de Gachon sur les champagnes assis (servis à l’apéritif) et debout (pouvant être dégustés tout au long d’un repas). L’ambiance pétillait comme une bouteille...
Des oh ! et des ah !
Le tourisme interne redonne le sourire ! Les oh ! et les ah! de Randa Sadaka, Najwa Tuéni, Joëlle Abi Nassif, Zeina Boustany et d’une trentaine d’autres ont fusé devant la collection des icônes du couvent de Balamand, puis devant les fresques de Saydit el-Natour à Enfeh. Le sacré personnage qu’est sœur Catherine, gardienne des lieux, a épaté la joyeuse bande du Centre culturel et Centre du patrimoine musical libanais du Collège Notre-Dame de Jamhour, qui a entrepris l’exploration du nord du pays, avec la géniale (guide) Antonia Kanaan. Cap ensuite sur Ixsir où Naji Saykali et Aurélie Khourous se sont appliqués à expliquer les cépages des grands vins, avant une dégustation qui a rempli de bonheur Roula Khoury et Marise Andraos ! Quelques jours plus tard, tout le groupe s’est retrouvé à Jamhour pour l’exposition de photos de Michel Zoghzoghi, qui a été suivie d’un dîner donné en l’honneur de Wafa’ Sleiman, avec notamment la présence des ambassadeurs de Suisse et de Grande-Bretagne, de Joe Saddi, et des sponsors de la soirée Henri et Riad Obégi...
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