La vingtaine de responsables doivent passer en revue les différentes personnalités proposées pour former le cabinet apolitique censé succéder d’ici à trois semaines à celui dirigé par les islamistes d’Ennahda, a indiqué le syndicat UGTT, principal médiateur des pourparlers lancés vendredi après trois mois de bras de fer entre pouvoir et opposition. Les médias et plusieurs partis tunisiens ont déjà avancé une multitude de noms pour succéder à l’islamiste Ali Larayedh. Parmi ceux-ci on compte Mustapha Kamel Nabli, un ex-gouverneur de la Banque centrale, Chedly Ayari, l’actuel gouverneur, ou encore Ahmad Mestiri et Mansour Moalla, deux personnalités ayant occupé des fonctions-clés du temps de la présidence de Habib Bourguiba, le père de l’indépendance tunisienne.
Durant tout le week-end, des pourparlers ont eu lieu pour mettre en œuvre la « feuille de route » du dialogue national qui, outre la formation d’un nouveau cabinet, doit aboutir à l’adoption avant fin novembre de la Constitution, en cours de rédaction depuis deux ans, ainsi que d’un calendrier et d’une législation électorale. La commission de l’Assemblée nationale constituante (ANC) en charge de la réforme de son règlement intérieur s’est d’ailleurs réunie hier pour déterminer les mesures à prendre pour accélérer l’adoption de la future Loi fondamentale. L’ANC devrait pour sa part se réunir en séance plénière ce matin pour débattre de la loi devant créer l’instance chargée d’organiser les futures élections. Selon la feuille de route, cet organisme doit être créé à la fin de la semaine.
Ce « dialogue national » intervient dans un climat sécuritaire très tendu face à la recrudescence des violences attribuées à la mouvance jihadiste armée. Celles-ci ont fait neuf morts au sein des forces de l’ordre durant le seul mois d’octobre, portant à près d’une trentaine le nombre de policiers, gendarmes et militaires tués depuis le début de l’année par des groupes qualifiés de « terroristes » et accusés de liens avec el-Qaëda.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine