Le référendum a été organisé unilatéralement par la seule communauté Ngok Dinka, population sédentaire d’Abyei. Branche du peuple Dinka, ethnie majoritaire au Soudan du Sud, elle est très majoritairement favorable à un rattachement à Juba. Le vote, ouvert dimanche, se terminera aujourd’hui. Bien qu’officiellement ouvert à tous les habitants d’Abyei, seuls les Ngok Dinka se rendaient aux urnes, selon des témoins.
Traditionnellement favorable à un rattachement à Khartoum, la communauté arabophone et semi-nomade Misseriya, qui va et vient entre le Soudan et Abyei, avait récemment exclu toute participation à un référendum organisé par les Ngok Dinka et menacé d’organiser sa propre consultation. Prévu par l’accord de paix de 2005, un référendum d’autodétermination à Abyei n’a cessé d’être repoussé depuis, notamment en raison d’un désaccord entre Khartoum et Juba sur la composition du corps électoral. La médiation de l’Union africaine (UA) sur le sujet est pour l’heure infructueuse. Celle-ci a d’ailleurs dénoncé comme « illégal » ce référendum qui risque de ramener la guerre entre les deux voisins.
Par ailleurs, le gouvernement sud-soudanais s’est désolidarisé hier de l’initiative Ngok Dinka. Il « n’est pas partie prenante » au référendum qui doit être « organisé selon un système convenu » entre Juba et Khartoum, a déclaré son porte-parole Michael Makuei.
Sans évoquer le vote à Abyei, le président soudanais Omar el-Béchir a lui assuré hier qu’il allait « continuer avec (son) frère Salva Kiir (...) à trouver une solution pour Abyei qui puisse donner satisfaction aux communautés locales ».
(Source : AFP)


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