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Moyen Orient et Monde - Espagne

Les victimes de l’ETA manifestent pour réclamer « justice »

Réclamant « justice », des dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier à Madrid à l’appel des victimes de l’ETA, pour dénoncer l’arrêt des juges de Strasbourg qui pourrait entraîner la libération de dizaines de prisonniers du groupe armé basque. À l’appel de l’Association des victimes du terrorisme (AVT) et du Parti populaire (droite) du chef du gouvernement Mariano Rajoy, la foule a convergé sur la grande esplanade de la place Colon, dans le centre de la capitale, autour d’une immense banderole portant les lettres « Justicia » et deux rubans noirs en signe de deuil.
Les victimes dénoncent l’arrêt rendu le 21 octobre par la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, qui a permis la libération, après 26 ans derrière les barreaux, d’Ines Del Rio Prada, une militante du groupe séparatiste condamnée à 3 828 ans de prison pour 24 assassinats. Les juges de Strasbourg ont estimé « illégale » la prolongation depuis 2008 de la détention d’Ines Del Rio, en vertu de la « doctrine Parot », un système de remise de peine en vigueur depuis 2006 en Espagne, défavorable aux détenus sous le coup de condamnations multiples comme le sont souvent les prisonniers de l’ETA. Si ce jugement fait jurisprudence, la justice espagnole pourrait être contrainte de libérer des dizaines de détenus de l’ETA. Déjà, 51 d’entre eux ont déposé des demandes de libération.
(Source : AFP)
Réclamant « justice », des dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier à Madrid à l’appel des victimes de l’ETA, pour dénoncer l’arrêt des juges de Strasbourg qui pourrait entraîner la libération de dizaines de prisonniers du groupe armé basque. À l’appel de l’Association des victimes du terrorisme (AVT) et du Parti populaire (droite) du chef du gouvernement Mariano Rajoy, la foule a convergé sur la grande esplanade de la place Colon, dans le centre de la capitale, autour d’une immense banderole portant les lettres « Justicia » et deux rubans noirs en signe de deuil.Les victimes dénoncent l’arrêt rendu le 21 octobre par la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg, qui a permis la libération, après 26 ans derrière les barreaux, d’Ines Del Rio Prada, une militante du groupe...
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