Le chef de l’État tunisien, Moncef Marzouki, le Premier ministre, Ali Larayedh, et le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha ben Jaafar, ont été conspués par les protestataires, en uniforme et en civil, alors qu’ils devaient participer à un hommage solennel aux gendarmes à la caserne de la Aouina, en banlieue de Tunis. Des dizaines de membres du syndicat des forces de sûreté intérieure ont scandé « dégage, dégage » à l’adresse des dirigeants tunisiens, le slogan phare de la révolution de janvier 2011. « On n’accepte plus la présence de politiciens », a lancé l’un de ces agents. Après une vingtaine de minutes de quolibets, les trois dirigeants, qui attendaient dans un bureau de la caserne, sont finalement repartis sans assister à la cérémonie et sans dire un mot. Seul le ministre de l’Intérieur, Lotfi ben Jeddou, a pu y assister.
Le commandant de la Garde nationale, Mounir Ksiksi, a condamné le comportement de ses subordonnés et promis des poursuites judiciaires. Ni le gouvernement ni la présidence n’ont pour leur part réagi. Les syndicats des forces de l’ordre ont par le passé organisé des manifestations devant l’ANC et le ministère de l’Intérieur pour dénoncer le manque de moyens pour lutter contre les groupes jihadistes. Mais c’est la première fois que les dirigeants tunisiens sont ainsi chassés par des représentants des forces qu’ils commandent.
Dans six mois
La Tunisie peine à se stabiliser depuis la révolution de janvier 2011 qui a renversé le président Zine el-Abidine Ben Ali. Le pays est plongé dans une profonde crise politique depuis la fin juillet et l’assassinat du député Mohammad Brahmi attribué à un commando jihadiste. L’opposition reproche au gouvernement, dirigé par les islamistes d’Ennahda, d’avoir fait preuve de laxisme face à la mouvance salafiste. Toutefois hier, Ennahda a appelé à une trêve sociale et politique pour accélérer le démarrage du « dialogue national » censé résoudre la crise. Cette demande intervient à la suite de l’appel de l’opposition à des manifestations, mercredi prochain, contre le gouvernement.
En outre, le parti Ennahda a estimé que des élections pourraient avoir lieu dans six mois. « Il existe un accord préliminaire entre les partis politiques pour organiser des élections dans six mois, après l’installation d’une commission électorale », a ainsi déclaré Ameur Larayedh, chef du département politique d’Ennahda. « Il y a des problèmes autour de la composition de la commission électorale, mais nous travaillons là-dessus », a-t-il ajouté. Cependant, la préférence de l’opposition va à des élections plus tardives, afin de se laisser davantage de temps pour s’organiser et resserrer les liens entre les différents groupes qui la composent.
(Sources : agences)


DEUX PAYS QUI, MALGRÉ LES DÉBOIRES ACTUELS DE LEURS PRINTEMPS RESPECTIFS TRANSFORMÉS MOMENTANÉMENT EN AUTOMNE, SONT SUR LA VOIE, TOUT COMME L'EGYPTE, MÊME SI UN PEU LONGUE, DE LA DÉMOCRATIE ! PAR CONTRE LA SYRIE, Où L'IRAN Y MET LE DOIGT ET SERT AUX DÉFERLEMENTS EXTRÉMISTES, VA VERS L'OBSCURANTISME LE PLUS PROFOND... LES DEUX FACES DE LA MÊME MONNAIE EN CONFLIT OUVERT !
12 h 43, le 20 octobre 2013