La mairie de Moscou a annoncé de prochaines opérations de police visant les autres marchés de la capitale, ainsi que les immeubles susceptibles d’abriter des immigrés clandestins. Ivan Stolpnikov/Reuters
Le maire de Moscou Sergueï Sobianine a annoncé de prochaines opérations de police visant les autres marchés de la capitale, ainsi que les immeubles susceptibles d’abriter des immigrés clandestins. Le Comité d’enquête russe a souligné dans un communiqué « la grande quantité de crimes graves et très graves commis par des étrangers et des apatrides, y compris par ceux issus de l’ex-URSS ». Dimanche, ce marché de Birioulovo avait été assailli dimanche aux cris de « La Russie aux Russes ! » par des milliers d’émeutiers qui protestaient contre le meurtre d’un jeune Russe, dont l’auteur serait un Caucasien. Les affrontements entre émeutiers et policiers ont fait 23 blessés, parmi lesquels huit, dont deux policiers, ont été hospitalisés. Face à l’ampleur des troubles, l’ensemble des forces policières de la capitale a été mobilisé et des unités antiémeute ont été dépêchées à Birioulovo ainsi que dans le centre-ville, où les autorités redoutaient la répétition des émeutes qui avaient rassemblé des milliers d’ultranationalistes en 2010. Sur 380 personnes interpellées dimanche soir lors des émeutes, deux ont été maintenues en détention et 70 seront poursuivies pour infraction, selon le maire. L’auteur du meurtre à l’origine de l’émeute n’avait toujours pas été arrêté hier matin. Le maire de Moscou avait en réaction annoncé de vastes opérations policières pour hier, après une réunion avec le président Vladimir Poutine.
Alexeï Navalny, un libéral aux accents nationalistes devenu l’opposant numéro un au président Poutine, a averti sur son blog que sans changement de politique, il y aurait « d’autres Birioulovo » en Russie. Il a réclamé l’instauration d’un régime de visas avec les pays d’Asie centrale et dénoncé la corruption des responsables locaux qui entretient selon lui l’immigration illégale. Il a également reproché à Vladimir Poutine son refus de fermer la porte aux ressortissants de l’ex-URSS au nom des intérêts géopolitiques de Moscou. Principal adversaire de Sergueï Sobianine à la municipale de septembre, Alexeï Navalny avait gêné ce fidèle de Vladimir Poutine en mettant le thème de l’immigration au centre du débat.
La Russie a connu ces dernières années une succession de mobilisations xénophobes, généralement après des faits divers. En décembre 2010, après la mort d’un jeune Moscovite dans une rixe avec des Caucasiens, plusieurs dizaines de milliers de jeunes nationalistes russes s’étaient retrouvés place du Manège, aux abords du Kremlin, pour une manifestation qui avait tourné à l’émeute. En juillet dernier, c’est la population de la ville de Pougatchev, dans la région de la Volga, qui s’était mobilisée avec des slogans xénophobes après un
meurtre attribué à des Tchétchènes. Les médias ont aussi régulièrement fait état ces dernières années d’agressions contre des immigrés, parfois mortelles, notamment à Moscou et à Saint-Pétersbourg.
(Source : AFP)


Il s'en slave les mains,M.Poutine...fallait pas les faire venir,non?
16 h 48, le 16 octobre 2013