Rechercher
Rechercher

Sport

Les chiffres qui ont permis au Serbe de conserver son titre

Service tranchant, retour affûté et prise d’initiative au filet : les trois secteurs sur lesquels Novak Djokovic a bâti sa victoire à Shanghai contre Del Potro.

Irréprochable au filet
C’est un secteur du jeu sur lequel Novak Djokovic avoue travailler depuis déjà plusieurs semaines. À l’US Open, il avait même demandé à l’ancien serveur-volleyeur polonais Wojtek Fibak d’intégrer son box pour lui apporter son œil de spécialiste dans ce domaine. Bien sûr, Djokovic ne sera jamais un attaquant émérite. Mais il y voit une opportunité d’ajouter une corde de plus à son arc... et se donne les moyens d’y parvenir. Ses approches au filet et ses volées sont rarement sereines, pas toujours académiques, mais elles ont le mérite d’être efficaces. Et décisives.
Face à Juan Martin del Potro, le Serbe a marqué le point 18 fois en 19 tentatives ! Et quand le match s’est tendu dans le troisième set, c’est lui qui, à chaque fois, a pris l’initiative de monter en premier, à l’image du premier point du tie-break et de celui qui lui permet de s’envoler 5 points à 3. Deux points plus tôt, l’Argentin avait quant à lui rechigné à monter suite à une attaque profonde en coup droit... et l’avait payé en étant sanctionné du minibreak décisif.

78 % de réussite derrière sa première balle...
Toute la semaine, Novak Djokovic s’est montré irrégulier au service. Ce secteur du jeu sinusoïdal lui a même singulièrement compliqué la tâche en quart face à Gaël Monfils. Mais, en finale, contre un Del Potro qui avait remporté leur dernière confrontation sur dur, le Serbe savait devoir sortir le grand jeu au service. Chose faite : 78 % de réussite derrière sa première balle, 10 aces... Hormis une éclipse en début de deuxième set (aussitôt punie d’un break), il a pu compter sur la qualité de sa mise en jeu du premier au dernier point. Sur la seule balle de break qu’il a concedée à Del Potro dans l’ultime manche, il a sorti... un ace, évidemment. Avant de signer trois jeux blancs de suite sur la route du jeu décisif final, pendant que Del Potro s’escrimait pour conserver ses propres mises en jeu.

... un retour de service qui ne pardonne pas
Car Novak Djokovic a également très bien retourné durant ce match, notamment dans le troisième set, où l’Argentin n’a eu que très peu de points gratuits à ranger dans sa besace. Même sur ses premières balles, le numéro 5 mondial devait toujours jouer un, deux, trois, voire quatre coups derrière son service pour marquer le point. Et, sur sa seconde, il était systématiquement mis en danger par le Serbe, dont le mot d’ordre est plus que jamais de faire jouer. Faire jouer, quoi qu’il arrive. Pas de spectaculaires retours gagnants induisant une prise de risques, mais des retours profonds, souvent plein axe donc ne donnant pas d’angles, propices à engager l’échange. Un véritable travail d’usure qui a fini par payer.

Ce que les statistiques ne montrent pas
L’électrochoc de la défaite en finale de l’US Open et de la perte du sceptre de n° 1 mondial, tous deux au profit de Rafael Nadal, a été salvateur pour Djokovic. Son niveau de jeu retrouvé, le Serbe signe comme l’an dernier une tournée asiatique parfaite en étant titré à Pékin puis Shanghai. Il n’avait plus soulevé de trophée depuis Monte-Carlo au mois d’avril. Seul point noir : il est encore trop nerveux, s’invectivant régulièrement et prenant l’arbitre à partie à la moindre décision en sa défaveur. Mais il a au moins retrouvé sa capacité à se reconcentrer sitôt la frustration exprimée, sans perdre le fil du match en cours. Et puisque physiquement il n’a d’autre égal que Rafael Nadal sur le circuit, les deux acteurs de la rivalité la plus productive de l’histoire (38 face-à-face) n’ont pas fini de s’affronter.
Service tranchant, retour affûté et prise d’initiative au filet : les trois secteurs sur lesquels Novak Djokovic a bâti sa victoire à Shanghai contre Del Potro.Irréprochable au filetC’est un secteur du jeu sur lequel Novak Djokovic avoue travailler depuis déjà plusieurs semaines. À l’US Open, il avait même demandé à l’ancien serveur-volleyeur polonais Wojtek Fibak d’intégrer son box pour lui apporter son œil de spécialiste dans ce domaine. Bien sûr, Djokovic ne sera jamais un attaquant émérite. Mais il y voit une opportunité d’ajouter une corde de plus à son arc... et se donne les moyens d’y parvenir. Ses approches au filet et ses volées sont rarement sereines, pas toujours académiques, mais elles ont le mérite d’être efficaces. Et décisives.Face à Juan Martin del Potro, le Serbe a marqué le...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut