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Diaspora - Témoignage

« Je suis retournée au pays de mes racines »

Une jeune Argentine d’origine libanaise, Florencia Saadi, raconte avec émotion ses retrouvailles avec la terre de ses ancêtres.

Rencontre libano-argentine à Mayrouba en juillet dernier.

« Le seul fait de penser que je retournerai à la terre qui a vu naître mes ancêtres, depuis mon Argentine aimée, transportait mon esprit, jusqu’à ce premier jour au cours duquel ma famille vint me retrouver. Se souvenir du premier e-mail me disant “bienvenue”, du premier dialogue avec mon cousin Charbel exprimant toute son anxiété de rencontrer une cousine lointaine, transportée de l’autre extrémité du monde par le vent de la mer, attirée par une éternelle curiosité de savoir comment serait le parfum d’un village du Mont-Liban, que je connaissais seulement à travers une histoire transmise par trois générations.
Sans me rendre compte, les émotions explosèrent à mon arrivée à Mayrouba, village au nord de Beyrouth, accompagnée par l’association RJLiban, dont la mission est de diffuser le patrimoine culturel libanais, et le groupe de quinze jeunes membres de la “Juventud de la Unión Cultural Argentino-Libanesa”, chacun d’entre eux représentant sa filiale respective, pratiquement tous petits-fils et arrière-petits-fils d’une génération partie de la mère-patrie pour ne plus y retourner, rentrant à la terre libanaise après trois générations.
Le moment s’approchait, chaque kilomètre faisait battre encore plus mon cœur. L’odeur de ma famille me revenait, comme une brise douce. En descendant du bus, nous avons rencontré Charbel Saadé et Georges Saadé, président du Conseil municipal de Mayrouba, qui nous avaient préparé toute une réception et un hommage du Liban pour l’Argentine. Trois drapeaux flottaient dans le ciel du Mont-Liban. De là nous sommes allés à la municipalité, où s’est tenue une cérémonie de remerciements pour les travaux que nous avons entrepris en Argentine pour la communauté libanaise, puis nous avons procédé à la signature du Livre d’or de la municipalité.
Au milieu de tant d’émotions et de paroles, il fut difficile d’éviter que les larmes fusent, et avec la grande ressemblance du cousin Georges avec ma famille d’Argentine, je me suis dit: “Vraiment, les gènes sont forts!” En sortant de son bureau, nous nous sommes promenés dans le village et il nous montra la maison où vivait mon arrière-grand-père, Wadih Saadi. Le temps terminé, ce fut le moment de nous dire “adieu”, qui se transforma en un “au revoir”, avec l’espoir de retourner pour rencontrer à nouveau la famille, avec un énorme baiser marquant à jamais cette visite. »

 

Cette page (parution les premier et troisième lundis de chaque mois) est réalisée en collaboration avec l’Association RJLiban. E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com

« Le seul fait de penser que je retournerai à la terre qui a vu naître mes ancêtres, depuis mon Argentine aimée, transportait mon esprit, jusqu’à ce premier jour au cours duquel ma famille vint me retrouver. Se souvenir du premier e-mail me disant “bienvenue”, du premier dialogue avec mon cousin Charbel exprimant toute son anxiété de rencontrer une cousine lointaine, transportée de l’autre extrémité du monde par le vent de la mer, attirée par une éternelle curiosité de savoir comment serait le parfum d’un village du Mont-Liban, que je connaissais seulement à travers une histoire transmise par trois générations. Sans me rendre compte, les émotions explosèrent à mon arrivée à Mayrouba, village au nord de Beyrouth, accompagnée par l’association RJLiban, dont la mission est de diffuser le patrimoine...