Le député Alain Aoun, qui participe à ce séminaire, a déclaré hier, dans un entretien à la Future TV, que le développement et les relations politiques seront au cœur de cette réunion, d’autant que le Courant patriotique libre, noyau du bloc parlementaire, est en période d’ouverture sur toutes les parties et d’amélioration de ses relations avec tout le monde. De plus, selon lui, des questions internes relatives à l’organisation du CPL seront évoquées. Il a ajouté que le général Aoun « n’a pas d’héritier politique, mais un héritage qu’il faut préserver. Tout ce qui se dit sur des luttes et des rivalités internes est de la pure invention. Il ne sera pas question de soumettre un nom pour lui succéder ni d’ailleurs de renoncer à lui, puisqu’il reste le zaïm et le chef du CPL ».
Selon Alain Aoun, la tendance actuelle est vers la conclusion d’un compromis entre les Américains et les Russes qui devrait avoir des conséquences sur les pays en conflit dans la région. Toutefois, il a prédit une période de combats plus féroces en Syrie car, selon lui, chaque partie veut utiliser le terrain pour améliorer sa position aux négociations, dans le cadre de la conférence de Genève 2. Il a estimé qu’il faut sortir le Liban de la période d‘attente des développements en Syrie, se prononçant en faveur de la mise à l’écart du Liban, non de sa neutralité.
Le député a encore jugé que la formule des « trois huit » pour la formation du gouvernement est inacceptable parce qu’elle ne donne pas le tiers de blocage à un camp qui compte 58 députés, sachant que le CPL réclame un gouvernement selon la représentation parlementaire de chaque partie.
Au sujet des déplacés syriens, Alain Aoun a affirmé qu’il faut cesser la surenchère qui a d’ailleurs abouti à la situation actuelle. Il a précisé qu’il ne s’agit pas de racisme, mais que le Liban ne peut pas accueillir un plus grand nombre de déplacés. « La communauté internationale ne peut nous reprocher une telle attitude et il ne s’agit pas d’une question d’argent. Nous devons partager les responsabilités et les poids, d’autant qu’elle est en partie responsable de ce qui se passe en Syrie en y envoyant des combattants, des armes et de l’argent », a-t-il dit.

