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Moyen Orient et Monde - Égypte

Les Frères musulmans retirés de la liste des ONG autorisées

Le gouvernement égyptien a retiré hier la confrérie des Frères musulmans de la liste des organisations non gouvernementales autorisées, ont rapporté les médias officiels, sur fond de répression implacable des autorités contre les islamistes. Cette interdiction s’applique à la confrérie – qui n’a aucune existence juridique – ainsi qu’à l’Association des Frères musulmans, une ONG créée sous la présidence de l’islamiste Mohammed Morsi et accusée de servir de façade aux Frères, ainsi qu’à « toute organisation qui en émane ou est financée par eux ».
Cette décision intervient au surlendemain de heurts sanglants en marge de manifestations réclamant le retour de Mohammad Morsi, issu des Frères musulmans et destitué par l’armée le 3 juillet. Au moins 57 personnes ont été tuées, en majorité au Caire, et 391 blessées dans ces violences entre islamistes et forces de l’ordre, selon Khaled
al-Khatib, un responsable au sein du ministère de la Santé.
Par ailleurs, Paris a condamné hier les attaques qui ont fait neuf morts parmi des soldats et des policiers lundi au Caire, à Ismaïliya et dans la péninsule du Sinaï, deux régions en proie à une multiplication des attaques de groupes islamistes, et a rappelé « son rejet du terrorisme sous toutes ses formes ».
Un groupe jihadiste a d’ailleurs revendiqué hier l’attaque par des roquettes d’un centre de communication satellitaire à Maadi, un quartier huppé de la capitale égyptienne, affirmant qu’il s’agissait d’un « porte-voix » pour les autorités installées par l’armée.
Dans ce contexte, le président égyptien Adly Mansour s’est rendu lundi en Arabie saoudite puis hier en Jordanie, deux pays qui ont soutenu les nouvelles autorités égyptiennes après le renversement de M. Morsi, et qui lui ont réaffirmé leur appui.
(Source : AFP)
Le gouvernement égyptien a retiré hier la confrérie des Frères musulmans de la liste des organisations non gouvernementales autorisées, ont rapporté les médias officiels, sur fond de répression implacable des autorités contre les islamistes. Cette interdiction s’applique à la confrérie – qui n’a aucune existence juridique – ainsi qu’à l’Association des Frères musulmans, une ONG créée sous la présidence de l’islamiste Mohammed Morsi et accusée de servir de façade aux Frères, ainsi qu’à « toute organisation qui en émane ou est financée par eux ».Cette décision intervient au surlendemain de heurts sanglants en marge de manifestations réclamant le retour de Mohammad Morsi, issu des Frères musulmans et destitué par l’armée le 3 juillet. Au moins 57 personnes ont été tuées, en majorité au...
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