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Sport - Football - Qualifications Mondial 2014

Benzema-Giroud, le duel

Karim Benzema, en panne chronique d’efficacité, et Olivier Giroud, son plus sérieux rival pour le poste d’attaquant n° 1 de l’équipe de France, ont deux matches pour mettre tout le monde d’accord et convaincre Didier Deschamps dans l’optique des barrages d’accession au Mondial 2014 les 15 et 19 novembre prochain.

En panne d’efficacité en club tout comme en bleu, où il n’a plus marqué depuis juin 2012, Karim Benzema bénéficie tout de même d’influents cadres, à l’instar de Zidane au Real et de Ribéry en sélection.   Franck Fife/AFP

Le sélectionneur, qui a longtemps défendu bec et ongles Benzema (25 ans, 60 sélections, 15 buts), a lui-même ouvert les hostilités entre les deux joueurs en battant en brèche lundi une hiérarchie qui semblait figée depuis sa nomination à la tête des Bleus en juillet 2012. Aux yeux de « DD », celle-ci est désormais « évolutive ». « Benzema et Giroud, peuvent commencer l’un comme l’autre sans que cela nuise à notre animation offensive, avec des spécificités différentes », a-t-il précisé.

Position intenable
Jusque-là, le technicien français s’était bien gardé de contester la place de Benzema en sélection mais cette position était de plus en plus intenable au vu des difficultés du Madrilène en équipe de France (pas de but depuis le 5 juin 2012), mais aussi en club où il est pris en grippe par les supporteurs. Deschamps n’a donc fait qu’acter l’inéluctable et les deux joueurs évoluent désormais sur un pied d’égalité.
Le sélectionneur avait déjà ébréché le statut de titulaire de Benzema en alignant d’entrée Giroud au Belarus (4-2, le 10 septembre en qualifications du Mondial 2014) et n’avait pas tari d’éloges au coup de sifflet final au sujet de l’implication du « Gunner » (27 ans, 22 sélections, 3 buts) pourtant pas plus efficace que Benzema. Un avertissement sans frais pour le Madrilène.
Les compteurs sont donc remis à zéro entre Giroud et Benzema et les deux rencontres contre l’Australie (amical, vendredi au Parc des Princes) et la Finlande (le 15 octobre au Stade de France en qualifications du Mondial 2014), sans enjeu véritable (les Bleus sont quasiment assurés de figurer parmi les 8 meilleurs 2es de la zone Europe), serviront notamment à les départager avant la séance de rattrapage de novembre.
Pour l’heure, Giroud semble posséder une petite longueur d’avance sur Benzema. Outre sa titularisation au Belarus, l’attaquant d’Arsenal enchaîne les bonnes prestations en club avec 4 buts inscrits en championnat et 1 en Ligue des champions.
La situation au Real de Benzema, qui est bloqué à 2 réalisations en Liga et autant en C1, est beaucoup plus précaire même s’il garde pour le moment la confiance de l’entraîneur Carlo Ancelotti et peut compter sur le soutien de poids de l’adjoint de l’Italien, un certain Zinedine Zidane. Le public de Santiago Bernabeu est ainsi très divisé à son égard, une partie des supporteurs lui reprochant son manque d’entrain et d’implication dans le jeu.

Rémy en embuscade ?
Le vestiaire madrilène est également très partagé comme en témoigne le geste de Pepe lors du derby contre l’Atletico (défaite 1-0, le 28 septembre). Le défenseur portugais n’a pas hésité à s’essuyer le front en le dévisageant, une manière de lui demander plus d’engagement et l’exhorter à mouiller le maillot. Une critique déjà récurrente en équipe de France même si Benzema peut bénéficier en bleu sur l’appui d’éléments influents comme Franck Ribéry.
Si Benzema « est conscient des critiques » et « se remet en cause », selon son coéquipier au Real Raphaël Varane, Giroud ne cache plus ses ambitions de le déloger. Pour ne rien arranger, l’attaquant madrilène a vu débarquer à Clairefontaine son ancien compère lyonnais Loïc Rémy (26 ans, 18 sélections, 4 buts).
Actuellement en 2e position au classement des buteurs de la Premier League avec Newcastle (5 buts), le Magpie a toujours eu la cote auprès de Deschamps, qui l’a dirigé à Marseille et apprécie sa polyvalence, son efficacité et sa capacité à perforer les défenses par sa vitesse. Et si c’était lui le grand gagnant du stage ?
Le sélectionneur, qui a longtemps défendu bec et ongles Benzema (25 ans, 60 sélections, 15 buts), a lui-même ouvert les hostilités entre les deux joueurs en battant en brèche lundi une hiérarchie qui semblait figée depuis sa nomination à la tête des Bleus en juillet 2012. Aux yeux de « DD », celle-ci est désormais « évolutive ». « Benzema et Giroud, peuvent commencer l’un comme l’autre sans que cela nuise à notre animation offensive, avec des spécificités différentes », a-t-il précisé.Position intenableJusque-là, le technicien français s’était bien gardé de contester la place de Benzema en sélection mais cette position était de plus en plus intenable au vu des difficultés du Madrilène en équipe de France (pas de but depuis le 5 juin 2012), mais aussi en club où il est pris en grippe par les...
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