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Liban

Cabinet : le 14 Mars veut inciter Sleiman et Salam à trancher, selon Fatfat

Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur, a indiqué hier à l’agence al-Markaziya qu’une délégation du 14 Mars se rendra bientôt chez le président de la République, Michel Sleiman, et chez le Premier ministre désigné, Tammam Salam, pour « les inciter à trancher sur la question gouvernementale ».
« La formation du gouvernement et sa composition entrent dans les prérogatives du chef de l’État et du Premier ministre désigné. Lorsqu’ils se décideront tous deux à assumer leurs responsabilités à cet égard, nous n’aurons plus, nous députés et blocs parlementaires, qu’à voter la confiance au cabinet ou au contraire la rejeter », a ajouté M. Fatfat, exhortant les deux têtes de l’exécutif à « prendre une décision ferme pour mettre un terme à la crise ». « Et que chaque protagoniste politique assume ensuite ses responsabilités », a-t-il dit.
Confirmant qu’une seconde entrevue entre le président de la Chambre, Nabih Berry, et le chef du bloc du Futur, Fouad Siniora, est prévue la semaine prochaine, après le retour de l’étranger du second, le député a souligné que ce sont « des menaces brandies par le Hezbollah qui ont empêché jusqu’ici MM. Sleiman et Salam de mettre sur pied un gouvernement ».
Mais, selon lui, « rien n’empêche la formation d’un cabinet neutre qui s’occuperait essentiellement des questions qui ne font pas l’objet de désaccords entre le 8 et le 14 Mars, comme par exemple la relance de l’économie et le rétablissement de la sécurité. Les dossiers litigieux, comme celui de la stratégie de défense, seraient alors laissés pour la table de dialogue ».
« Nous n’avons aucun inconvénient à répondre à l’appel au dialogue, bien que nous soyons persuadés qu’il ne mènerait nulle part et ne comblerait aucun vide », a poursuivi le député, précisant que le 14 Mars est « disposé à prendre part à un dialogue sur les dossiers litigieux comme la stratégie de défense, les armes, l’intervention en Syrie, etc., mais certainement pas sur les principes constitutionnels », à l’instar de la formation du gouvernement.
« Je ne comprends pas l’insistance du Hezbollah à obtenir le tiers de blocage » au sein du Conseil des ministres, a encore dit M. Fatfat. « Il dispose des moyens politiques et militaires lui permettant de saboter toutes les décisions du gouvernement et, par ailleurs, il sait que le cabinet qui doit être formé aura une vie de courte durée (du fait de la fin du mandat présidentiel en mai prochain) et ne prendra pas de décisions importantes. » La seule explication pour cette insistance, c’est que celle-ci « n’est pas due à une nécessité politique ponctuelle chez le Hezbollah, mais plutôt à une volonté d’imposer le tiers de blocage comme une coutume permanente ».
Ahmad Fatfat, député de Denniyé et membre du bloc du Futur, a indiqué hier à l’agence al-Markaziya qu’une délégation du 14 Mars se rendra bientôt chez le président de la République, Michel Sleiman, et chez le Premier ministre désigné, Tammam Salam, pour « les inciter à trancher sur la question gouvernementale ».« La formation du gouvernement et sa composition entrent dans les prérogatives du chef de l’État et du Premier ministre désigné. Lorsqu’ils se décideront tous deux à assumer leurs responsabilités à cet égard, nous n’aurons plus, nous députés et blocs parlementaires, qu’à voter la confiance au cabinet ou au contraire la rejeter », a ajouté M. Fatfat, exhortant les deux têtes de l’exécutif à « prendre une décision ferme pour mettre un terme à la crise ». « Et que chaque...
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