Une quatrième couronne mondiale consécutive semble promise à Vettel et il pourrait même la coiffer avant la fin du mois. Nicolas Asfouri/AFP
Trois d’entre eux sont d’anciens champions du monde équipés de très bonnes voitures : Fernando Alonso (Ferrari), en pole pour la place de dauphin de Vettel, comme en 2012, Lewis Hamilton (Mercedes) et Kimi Räikkönen (Lotus), séparés de deux points seulement, qui vont se battre pour la troisième marche du podium.
L’Espagnol s’est déjà fait une raison pour le titre, qu’il manquera encore en novembre, comme chaque année depuis ses deux sacres de 2005 et 2006, chez Renault. « Il va vraiment nous falloir beaucoup de chance », a dit Alonso après un GP de Singapour archidominé, de bout en bout, par l’insatiable Vettel parti en pole position.
À Singapour, Vettel a tourné en permanence une à deux secondes plus vite au tour que la plupart de ses rivaux. « Je pense que c’était le véritable rythme de sa voiture, que ce n’était pas une fausse impression. Et peut-être même qu’ils ont encore des trucs en réserve », a dit Hamilton hier dans le paddock de Yeongam.
« Quand il (Vettel) accélère à fond, c’est au moins 20 mètres avant tout le monde, donc c’est un énorme avantage », a ajouté le champion du monde 2007. Cette année-là, et encore la suivante, Hamilton disposait comme tout le monde d’un dispositif d’antipatinage aujourd’hui interdit par le règlement.
Polémique naissante...
« C’étaient les deux dernières saisons où on pouvait accélérer aussi fort, aussi tôt et aussi vite », s’est souvenu Hamilton. Bon camarade, il s’est cependant bien gardé de prendre position sur la polémique naissante. Certains experts du paddock pensent en effet que Red Bull, et surtout son ingénieur génial Adrian Newey, a réinventé cette saison le « traction control » sous une forme légale.
Cela pourrait, selon eux, expliquer la domination sans partage de Vettel depuis cet été : quatre victoires en cinq courses depuis le GP d’Allemagne. Et seul Hamilton, en Hongrie, a réussi la course parfaite, pole position et départ compris, ce qui lui a permis de battre Vettel sur le tourniquet hongrois.
Le troisième larron parmi les derniers rivaux de Vettel, Räikkönen, a rassuré hier sur l’état de son dos, qui ne l’a pas empêché de terminer 3e à Singapour, en étant parti 13e sur la grille.
« Je ne serais pas ici si je n’étais pas sûr de pouvoir courir dimanche. C’est un petit problème qui me suit depuis longtemps mais j’ai l’habitude. Mon corps vieillit, donc il faut qu’il s’adapte », a dit « Iceman », 33 ans, qui sera de retour chez Ferrari en 2014.
Webber et Massa : gagner avant de partir
Les quatre autres pilotes capables de gagner l’une des six dernières manches de 2013 ont tous une bonne raison de le faire, pour le plaisir et le panache, sans nourrir de grands espoirs au classement du championnat.
Le premier, Nico Rosberg (Mercedes), a déjà gagné deux fois en 2013 (Monaco, Silverstone) et aimerait bien creuser l’écart sur son coéquipier Hamilton, qui n’a gagné qu’une fois, en Hongrie.
Les deux autres, Mark Webber (Red Bull) et Felipe Massa (Ferrari), vont quitter leur écurie en fin de saison, l’un pour l’endurance, chez Porsche, et l’autre pour une destination encore inconnue, même s’il s’est dit hier « plutôt optimiste » sur ses chances de rester en F1 dans une écurie de pointe. Ce sera peut-être Lotus, dans le baquet de Räikkönen. Dernier candidat réaliste à la victoire, d’ici à fin novembre au Brésil, Romain Grosjean (Lotus) n’est plus complexé par son illustre coéquipier, Räikkönen. Il a conservé sa pointe de vitesse et gère désormais ses courses en père de famille, ce qui devrait finir par payer. Ce serait la première victoire française en F1 depuis celle d’Olivier Panis à Monaco, en 1996.
(Source : AFP)
Les horaires (heure de Beyrouth)
Samedi :
05h00 à 06h00 : 3e séance d’essais libres
08h00 à 09h00 : séance de qualifications.
Dimanche :
09h00 : Grand Prix de Corée du Sud (55 tours).
Les classements du championnat du monde
Classement des pilotes :
1. Sebastian Vettel (All) 247 points
2. Fernando Alonso (Esp) 187
3. Lewis Hamilton (G-B) 151
4. Kimi Räikkönen (Fin) 149
5. Mark Webber (Aus) 130
6. Nico Rosberg (All) 116
7. Felipe Massa (Bré) 87
8. Romain Grosjean (Fra) 57
9. Jenson Button (G-B) 54
10. Paul di Resta (G-B) 36.
Classement des constructeurs :
1. Red Bull Racing 377 points
2. Scuderia Ferrari 274
3. Mercedes-AMG 267
4. Lotus 206
5. McLaren Mercedes 76
6. Force India 62
7. Scuderia Toro Rosso 31
8. Sauber 19
9. Williams 1.

