S’exprimant devant une délégation de l’ordre des journalistes, l’officier a signalé la présence de groupuscules planifiant des actes terroristes, sur base d’informations non encore vérifiées. « La situation qui prévaut actuellement au Liban n’est pas très rassurante sur le plan sécuritaire. Nous détenons des informations portant sur d’éventuelles explosions prévues dans certaines localités », a déclaré le général Basbous devant ses visiteurs, ajoutant que les FSI tentent, en collaboration avec la Sûreté générale et la Sécurité de l’État, de rassembler les renseignements en amont de manière préventive pour faire face à la menace terroriste.
« Nous avons également des informations sur l’existence de groupuscules qui envisagent de commettre des actes terroristes au Liban, mais qu’il m’est impossible de confirmer à ce stade », a-t-il indiqué, soulignant que ses hommes possèdent le descriptif de certains véhicules piégés que les FSI sont en train de rechercher, « à l’instar de la voiture qui a été interceptée à Naamé ».
« Dans le passé, il n’y a pas eu un grand crime que nous n’ayons pas découvert surtout dans le secteur du trafic de drogue. Par la suite, la lutte contre les explosions et les crimes terroristes est devenue de notre ressort », a ajouté l’officier.
Évoquant la récente décision politique de mettre fin au phénomène d’autosécurité, le directeur des FSI a précisé que cette initiative « a engendré une mission supplémentaire qui nous a été confiée. Par conséquent, nous ne pouvons nous soustraire à cette nouvelle responsabilité en dépit du fait que nos effectifs ne dépassent pas les 24 000 éléments, répartis sur l’ensemble du territoire ».
Interrogé sur le fait de savoir s’il existe un plan pour renforcer ces effectifs, l’officier a répondu qu’il attend toujours l’accord l’autorisant à enrôler 2 000 nouveaux éléments.
À la question de savoir s’il approuvait le recrutement d’éléments relevant des milices de quartiers à Tripoli qui auraient été auparavant réhabilités, le général Basbous a indiqué que la question est à l’ordre du jour des discussions, soulignant que celui qui désire s’enrôler n’a qu’à se présenter lorsque les FSI donneront leur feu vert pour le recrutement. Il devra alors soumettre les documents requis et une preuve relative à son casier judiciaire. « S’il répond aux critères et conditions requises, il devra alors passer les épreuves écrites et les tests de santé. S’il les réussit, il sera le bienvenu », a-t-il dit.
À une question portant sur la « branche des renseignements relevant des FSI », l’officier a tenu à rectifier le terme employé, affirmant qu’il s’agit d’un « service » en bonne et due forme et non d’une « branche ». « Ce service a fait ses preuves depuis sa mise en place, surtout du temps de feu le général Wissam el-Hassan », a-t-il dit, mettant en exergue les moyens humains et techniques que détient désormais ce département.


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