Vignes accrochées aux falaises des Cinque Terre en aplomb sur la mer en Ligurie, sur un terrain vertigineux. Olivier Morin/AFP
En dépit des difficultés, la Ligurie a été pendant des siècles grande productrice de vin. Elle fournissait les riches marchands de la grande ville portuaire de Gênes, voisine de la région des Cinque Terre. Les moyens de transport modernes ont rendu les vins des régions voisines, comme la Toscane ou le Piémont, plus compétitifs, mais les amateurs des vins ligures assurent que la brise marine confère à ces derniers un goût incomparable.
« Le vin des abysses »
Les producteurs ont d’ailleurs su se créer un créneau de niche dans les vins haut de gamme avec le «Sciacchetra», un vin doux qui se boit au dessert et dont le prix peut atteindre 70 euros la bouteille. Un producteur de vin local particulièrement ingénieux a inventé ce qu’il appelle «le vin des abysses». Pierluigi Lugano, ancien professeur d’histoire de l’art, tient en effet des milliers de bouteilles de son vin mousseux au fond de la mer, près du célèbre port de Portofino. «L’obscurité et la température constante de 15 degrés sont importantes, et en plus, il y a des conditions qui n’existent pas dans une cave traditionnelle, comme la pression extérieure qui aide le perlage», la formation des bulles dans le vin, assure-t-il. L’idée lui est venue en raison de son amour pour l’archéologie marine et à la suite de la
découverte des épaves d’amphores romaines qui contenaient encore de l’huile d’olive ou du vin préservés grâce à la mer. Le remuage des bouteilles au fond de la mer devient également un mouvement naturel grâce aux courants sous-marins tandis que l’absence d’oxygène aide le vin à mûrir, selon son producteur. Les bouteilles sont stockées dans de grandes cages à environ 60 mètres de profondeur, et M. Lugano utilise également l’épave vieille de 100 ans d’un ancien yacht qui appartenait à la famille des banquiers Rotshchild. Une fois remontées à l’air libre, les bouteilles sont couvertes d’algues et de mollusques. «Ça ressemble à de la science-fiction», note M. Lugano, mais cela attire les amateurs. M. Lugano a commencé en 2010 avec 6500 bouteilles au fond de la mer qui sont devenues 15000 cette année, plus de 10% de sa production annuelle, mais il prévoit de continuer à croître pour éviter «le risque d’extinction» de la viticulture en bord de mer en Ligurie.
(Source : AFP)


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Y en a qui le mettent au fond de l'eau,d'autres qui le font voyager en mer,d'autres encore qui le mettent sous des pyramides en verre....moi,je le préfère dans mon verre! santé,donc... Un bon vin ne peut faire que du bien...un foie,deux reins,trois raisons de s'en jeter un!Et faut bien reconnaître que c'est dans les pays du vin qu'on vit le plus vieux...non? pauvres buveurs d'eau,comme je vous plains!
13 h 04, le 30 septembre 2013