Le ministre démissionnaire des Travaux publics et des Transports, Ghazi Aridi, a tenu hier une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé que les routes seront inondées cet hiver mais que nul ne devrait en attribuer la responsabilité à son département. Et pour cause : « Cette année, et pour la première fois, nous n’avons même pas entrepris le minimum de travaux parce que, sous prétexte d’expédition des affaires courantes, notre ministère n’a pas obtenu des Finances les fonds dont il a besoin pour cela », a-t-il dit, en soulignant que jusqu’à présent, il n’a pas pu donner le feu vert aux entrepreneurs pour commencer à dégager et à nettoyer les caniveaux.
Il a fait état d’une liste de 134 projets pour tout le Liban, approuvés le 5 septembre 2012 en Conseil des ministres, avant de critiquer, avec force détails, la gestion des dépenses par le ministère des Finances et de s’étonner de ce que celui-ci ait débloqué, sur base d’un décret, des fonds au ministère de l’Énergie et de l’Eau et pas à son département.
Plus tard, le bureau du ministre démissionnaire des Finances, Mohammad Safadi, a fait paraître un communiqué dans lequel il a réfuté les propos de son collègue en affirmant qu’« il est parfaitement au courant, tout comme le Premier ministre, chiffres à l’appui, de toutes les sommes accordées aux Travaux publics, dans le cadre du budget et sur base des lois en vigueur ». Le texte ne donne pas davantage de détails sur le sujet, mais souligne que les propos de M. Aridi « ne sont pas fondés, dans la mesure où le ministère des Finances se conforme à la lettre aux lois en vigueur et ne pratique pas la politique des deux poids, deux mesures ».


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